Category Archives: Poetry

Submission

O proletarian submitted to fascism,
What do you observe in capitalism?
Individual dispossessed of himself by choice,
Alternative you will not have.

Copy your masters to hope to exist,
So you can revel in the illusion of freedom
That only death will finally offer you,
After all you’ve been through.

Entertainment is an invigorating bath
That you must prescribe yourself continually.
Be faithful to this theorem, this glorious phenomenon
That brings you to the top of the system.

Drowned in the trickery of an industry
Which is no longer a theory,
Forget compassion, companion! Because your rebellion
Will only bring your exclusion from this civilization.

The Factory

The Factory

Time ; Wisdom ; Money ; Speed
Factory, Modernity ; Putrid, Reality.
Storefront, banality ; Chrysalis, Trapped.

Shaped by unremitting repetition, and finally erased facing a tireless sophistication,
The human stupefied himself in his manufactures before being confined in his car,
Then he vanishes in his offices, praying in vain to win the lottery.
Entangled in the stock market race like vultures, what a beautiful course …
Hands in front of the eyes … Please, shut up, it’s hollow.
Pay your bills and consume so that in sum you can offer yourself the last IPhone.
Do not question anything, continue your vain action;
Be greedy and glide over the wave of pleasure, drown yourself in the industry of desire.

Citizens become consumers, through the hands of fabulators;
Thrown into a large pit, broken in a single breath,
Chew mechanically for enrichment
Of a minority disconnected from realities, the echo of a sad truth astray,
Captured by this sad bird, casino capitalism.

Overwhelmed by a tiresome and passable work, you are distressing,
Exhausted, you don’t have time to think anymore, you are annoying,
Lock yourself in this pathetic false life if it pleases you,
Know that you clearly make me vomit, your avid ignorance is my suffering for life.

You have condemned yourself wrongly to death as a redneck gentleman,
Thinking you would reach the top you are stunned, that’s serious,
Ron you no longer feel the weight of their nonsense constantly interfering,
If only you could see, if only you knew, if only …

I’m focused to center myself on truth,
Leaving me to a desolate reality of all freedom,
Sickened by the matrix, I get used to it,
Controlled by your caprices, you capitulate.

While the sophists are laughing in their graves,
An earthquake stretches and prepares in the only darkness;
The fossils oscillate under the heaviness of silence,
The awareness grows.

 

Chess and Math

Sometimes he sacrifices his two towers to save his king,
And the pawns move quickly.
An invisible hand moves forward, her shadow hovering on the game;
Suddenly she takes one and advances it;
But it’s only a sacrifice for a cause that surpasses them all.
Some crazy avoid the known paths,
Preferring diagonal reflections,
Hating going straight ahead without asking questions.
Are they involved? Are they outdated?
Anyway they are part of the game …

Black or white, or perhaps red or blue, a drastic choice is required.
Everything is calculations and forecasts, cumulation and falsification;
Divert attention to better advance the master piece;
When the Queen comes into play, all the others collapse:
She advances in all directions,
Takes up the role of the pawn, makes the bishop and its twin towers invisible.
She and her king form this perfect duo,
Sitting on their omnipotence, with an unshakeable appearance.

But sometimes, their underlings associate and deliver the game:
Attention has been diverted …
They forgot the knight;

Chess and Math.

Échecs & Maths

Parfois, il sacrifie ses deux tours pour sauver son roi,
Et les pions s’agitent vite.
Une main invisible s’avance, son ombre planant sur le jeu ;
Soudain, elle en prend un et l’avance ;
Mais ce n’est qu’un sacrifice pour une cause qui les dépasse tous.
Certains fous évitent les sentiers connus,
Préférant les réflexions diagonales,
Détestant aller tout droit sans se poser de questions.
Sont-ils concernés ? Sont-ils dépassés ?
Quoi qu’il en soit ils font partie du jeu …

Noir ou blanc, ou peut-être rouge ou bleu, un choix drastique s’impose.
Tout n’est que calculs et prévisions, cumuls et falsifications ;
Détourner l’attention pour mieux avancer sa pièce maîtresse ;
Quand la reine entre en jeu, tous les autres s’affaissent :
Elle avance dans toutes les directions,
Accapare le rôle du pion, rend invisible le fou et ses tours jumelles.
Elle et son roi forme ce duo parfait,
Assis sur leur toute-puissance, à l’apparence inébranlable.

Mais parfois, leurs sous-fifres s’associent et délivrent le jeu :
L’attention a été détourné …
Ils ont oublié le cavalier ;

Échecs et maths.

The Factory


Temps, Sagesse ; Argent, Vitesse.

Usine, Modernité ; Putride, Réalité.
Vitrine, Banalité ; Chrysalide, Piégé.

Façonné à une inlassable répétition, et enfin effacé face à une infatigable sophistication,
L’humain s’abrutit dans ses manufactures avant de se confiner en voiture,
Puis s’anéantit dans ses bureaux, priant vainement pour gagner au loto.
Empêtrer dans la course à la bourse tels des vautours, quel beau parcours …

Les mains d’vant les yeux … Allé, tais-toi, c’est creux.
Paye tes factures et consomme pour qu’en somme tu puisses t’offrir le dernier IPhone.
Ne remet rien en question, continue ta vaine action ;
Soit cupide et glisse sur la vague du plaisir, noie-toi dans l’industrie du désir.

Citoyen devenu consommateur, grâce aux mains des fabulateurs ;
Jeté dans un grand gouffre, brisé en un seul souffle,
Mâché mécaniquement, pour l’enrichissement
D’une minorité déconnectée des réalités, l’écho d’une triste vérité égarée,
Prise en étau par ce triste oiseau, le capitalisme de casino.

Submergé par un travail lassant et passable, t’es navrant,
Exténué, tu n’as plus le temps de penser, t’es gavant.
Enferme-toi dans cette fausse vie pathétique si ça t’fait plaisir,
Sache que tu m’fais clairement vomir, ton ignorance avide est ma souffrance à vie.

Tu t’es condamné à mort à tort en gentleman beauf,
En pensant atteindre le sommet tu t’es assommé c’est auch’.
Sonné tu n’sens plus le poids de leurs sornettes s’immisçant sans cesse.
Si seulement tu voyais, si seulement tu savais, si seul…

J’me suis concentré pour me centrer sur la vérité,
Me laissant une réalité désolée de toute liberté,
Ecœuré par la matrice, je m’habitue,
Contrôlé par tes caprices, tu capitules.

Pendant que les sophistes se marrent dans leurs tombes,
Un séisme s’étire et se prépare dans la seule pénombre ;
Les fossiles oscillent sous la lourdeur du silence,
La prise de conscience s’avance.

Alone

En 2014, pour dépasser le simple cadre de la musique, j’ai décidé d’écrire une prose.

Cet écrit explicite la construction de mon morceau ‘Alone‘ ainsi que mon processus créatif. Cette composition musicale a été publiée en Octobre 2014 sur le label Gradient Audio (USA).

Seul

Seul, il s’est donné une sacrée avance parce qu’il a pris conscience ;
Seul, il s’est décidé à distancer l’ignorance grâce à la connaissance.

Y’a des fois où il chancelle et il se rattrape à lui-même,
Il se sent faible et il se renferme, fidèle à eux-mêmes.
Il s’est élevé une double personnalité pour mieux gérer,
Piégé, dans une réalité, qu’il s’est créé, encerclé, assigné.
Pourquoi vouloir le classer d’un côté quand l’hémicycle est une totale absurdité ?
Il prône simplement la « vraie vérité », tentant d’être humaniste à ses heures gagnées …

Seul, il se distance de cette démence, « l’information » maîtrise leur affable réflexion ;
Seul, il se dissocie de cette inconscience, l’abomination asservit leur faible observation.

Au commencement, c’est vrai, il a essayé d’conscientiser à proximité,
Mais la vérité semble assez difficile à supporter, à appuyer.
Inlassablement, l’Homme favorise la facilité à la complexité.
Il préfère rester conditionné à être contrôlé, à s’effacer.
Finalement pourquoi chercher à s’élever quand on peut se complaire dans son inanité ?
Il a souhaité aider, réveiller, mais il s’est fait repousser par tant de préjugés …

C’est ainsi, laissé à sa seule solitude, séparé de ses semblables, esseulé au simple silence et
Soumis à son incessant questionnement, que l’ensemble a finalement pris son sens :

Seuls, nous consentons à être des spectateurs sans organisation, sans ambition ;
Seuls, nous baissons l’échine sous la terreur des maîtres, les lions.

De s’éclipser du malheur et de la peur, il est l’heure,
De s’éloigner du téléviseur qui te pourrit de l’intérieur,
Tu dois te désenchanter, t’émanciper des projets fardés d’Edward Bernays ;
Tu dois te distancer de « tes » idées préfabriquées, inculquées depuis tant années ;
Comment peut-on tolérer des disparités aussi marquées ? Où est cachée l’égalité ?
Démocratie ? Non ! Facétie à l’agôn-ie, dirigée par des compagnies depuis des décennies …

Ton sentiment d’isolement est important pour leur fabrique du consentement,
Ne gobe pas les messages de leurs « sages » gorgés de mensonges brisant tes songes !

Alors que cette obscure crise perdure, acquise est l’imposture.
A l’orée de la décence, quelle décadence, faudrait-il aborder le problème dans l’autre sens ?
N’écoute pas ces érudits conformistes qui te lancent sur de fausses pistes,
Au crépuscule du capitalisme totalitaire, le groupuscule parvient à son paroxysme séculaire,
Prend de l’altitude, gomme tes certitudes, ce n’est que le prélude,
Extorse la réflexion, divorce de l’individualisation : amorce l’évolution.

Nous ne sommes jamais seuls.

Alone

In 2014, to surpass the simple framework of music, I decided to think about a prose. First written in French, I decided to translate it to reach the majority of my audience who happens to be English.

This writing explains the construction of my track ‘Alone‘ and my creative process. This musical composition was released in October 2014 on Gradient Audio (USA).

 

Alone

Alone, he takes a damn advantage because he has realized;
Alone, he decided to distance ignorance through knowledge.

There are times during which he staggers and it makes up for himself,
He feels weak, he closes up, keeping truth to themselves,
He creates a second personality to manage the situation
Trapped in a reality that he created, circled, delimited,
Why should he be classified to one side when the hemicycle is complete nonsense?
He simply calls for the “true truth”, attempting to be a humanist at his earned hours …

Alone, he distances himself from this madness, “information” control their affable reflection;
Alone he dissociated himself from this unconsciousness, the abomination enslaves their low observation.

In the beginning – it’s true – he attempted to raise awareness around,
But the truth seems hard to bear, to substantiate,
Tirelessly, Man prefers the simple over the complex,
He prefers to remain conditioned to be controlled, to be effaced,
Finally why seek to rise when you can be content with uselessness?
He wanted to help, wake up, but he has been put off by so many prejudices…

That is how, left to his own solitude, separated from his pears, dismissed to mere silence and
Subjected to his incessant questioning, that the set has finally made sense:
Alone, we consent to be simple spectators with no organization, without ambition;
Alone, we lower our chines under the threat and terror of our masters, lions.

Run away from the sadness and fright, it’s time,
To step away from the television which is rotting you from the inside,
You must disenchant and emancipate yourself from Edward Bernays secretive projects,
You must distance yourself from “your” prefabricated ideas planted in your mind for so many years,
How can you tolerate such significant disparities? Where is equality hidden?
Democracy? No! Joke in agony, ran by firms for decades…
Your feeling of isolation is important for their manufacturing of consent,
Don’t gobble messages from their “wise” gorged of lies smashing your dreams!

While this obscure crisis remains, acquired is the imposture,
At the edge of decency, what decadence, should we approach the issue the other way around?
Don’t listen to those conformist erudites, who throw down the wrong paths,
In the dusk of totalitarian capitalism, the small group reaches its secular paroxysm,
Take some altitude, erase your certainties, it’s only the prelude,
Untangle your reflection, divorce from individualization: begin the evolution.

We are never alone.