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Coup d’éclat

Cet acte, un tract intact, intraitable car inconciliable.
Coup d’éclat qui t’éclate ta rate de raté ;
Pas là pour te pardonner, gratte juste sur le papier
Pendant que tu jactes sans acter afin d’oublier ton pacte avec le diable.
Tu t’es empaqueté grand taré, prend garde au regrettable atterrissage.
T’es distrait par Dieu, captant ton attention, attention !
Cette missive, ma mission, s’immisce dans tes mensonges, te tisse de tensions
Qui, à l’usage, te distingueront en un discret sage.

Courroux divin, sans lendemain.
Je sers le poing, dessine au fusain.
Toi tu ne fais rien, reste contraint.
Attrape ma main ou reste loin.

Coup d’éclat, coup d’éclat, grand exploit ;
Quand est-ce qu’on fait un coup d’Etat ?
Qu’on prend le contrôle des médias ?
Fais ton choix, c’est ton droit, maladroit constamment ;
Sait-on jamais, affamé, la situation pourrait s’envenimer.
Je peux rêver et te voir t’animer un instant pour la vérité
– Probablement simplement un moment d’égarement … –
C’est navrant, tu sembles savoir que le monde est abîmé,
Alors pourquoi n’entreprends-tu rien pour te changer ?

Ma fougue sème le trouble et t’assènes de coups doubles.
C’est fou, mais beaucoup de mes contemporains ne comptent pour rien.
Loin d’être forcé, mon souhait serait d’assassiner tous ces chiens
Et de construire avec les survivants le monde de demain.
Pourtant tout s’écroule pour qu’enfin je puisse m’endormir serein :
Je sais qu’avec toi il ne se passera absolument rien.

Tes émotions sont presque mortes,
Les miennes sont plus que fortes,
Impérissables et intemporelles …
Inutile de frapper à ma porte,
À moins de vouloir, sans remords,
Être accueilli à coups de pelle et finir dans le sable.

Dans tous les cas, ne restera qu’un long silence lancinant.
L’heure tourne dans le vide et je deviens, avide de changements.
À vie en avance,
À vie en latence,
Forcé de prendre les devants,
Je ne peux t’attendre pour le déménagement.

Aucun malaise, au calme, au bord de la falaise.
Les braises du feu nacré apaisent leurs sacrés foutaises.
Le pistolet est chargé,
Sur qui dois-je tirer ?

Latence

Je vagabonde au sein de la plénitude du vide ;
Monde apatride qui déteint sur le stupide.
Ma stupeur est unique, futile, mais splendide.
Hélas, parfois l’île demeure aride ; frénésie élastique.
Réfute le reflet, connais par cœur le rejet.
Relutte au sommet, où naît le baroudeur de lait.

Alors que certains cherchent encore qui est George,
Et que les maux te prennent férocement à la gorge,
Je solfie des secousses qui émoussent une sensibilité
Qu’aucun mot ne sera jamais habilité à spécifier.
Anti-frasque de l’absence de correspondance,
L’omission fait partie intégrante de la mission latente.

Je renoncerais, à condition que tes convictions partent en vacances.
La veille étiole le bonheur de récidiver sans erreur.
Pour le meilleur, la plume se verra s’étayer sans arrêt.
Demeurant au conseil, 1, 2, 3, étoile avec les autres joueurs ;
Pour comprendre, encore faut-il tenter d’intenter l’essai.
Dans tes actions, ne ressens-tu pas une certaine dissonance ?

Personnage de Sophocle, je te laisse avec les sophistes ;
Dans l’isolement, j’ai grandi trop vite, déphasage putride ;
Sans sous-titres, j’ai visionné la fin du film quand tu t’es endormi ;
Tu fais v’là les fautes, je finirai sain et sauf, histoire de rire ;
Allongé sur le sofa, je n’ai plus qu’à te regarder souffrir.
Je médite sur les choses, sur mes dires ;
Tu médis à cause de non-dits ; conspire.
Je t’étudie ; tu m’as tout dit sans même le décrire.

Interférence

Depuis longtemps déjà, le mouton noir a cessé
D’essayer de casser la porte de la bergerie.
Inutile de tergiverser ; je ris.
Leur vie se finira aux côtés de l’aumônier.

 

U̵̥̲̜̫͚̤̤͙̳͈͖̳͍̿͋̕ǹ̶̛̩̜͌͒̒̉́̐̈̾̍̀̓͝͠ͅe̶̘͚̰͉͓̬̻̝͎̹͊͐͐͊̎͗̊͋̆͊͛̄͠ͅ ̴̘͙̥̝̞̳̖̭͂ͅi̵̢̢̢̡̢̛̖̤̜̤̖̫̫͓͎̥̊̇̀̋̇̀̃̑͛͑̾͂n̸̟̺̖͉̖͉̳̆͂̆̈́̎̆̌͛̕͜͠ț̴̢̛͕͖̞̦̲̑̾̃͛͊ȩ̵̦̱͆̏̄͌͌̂̿͋͘͠r̴̛̻̦̙̯̃͌̈͑̔̈́̅̒f̷̡̛̫̦̼̱̮̝̼̣͆͂ẹ̷̢̣͚̙͎̪̗̺̣̺́̅̎͌̄́́͗́̄̃̿̇̿͋͜r̷̮̣͇̯̙̟̠̤̼̋̈̃̃̀͊͊͝ë̸̠̠́̊͛̃͗̉ͅn̸̨̦̲̣̯̆c̵̠̘̰̺͚̤̙̃͗̄̈́̓͌̈́͗̓̅̍̒́̈́ę̷̯̟͔̝̑̒̐̄̿͘͘̕͠ ̷̧̛̙͇̻̖̊̇̌̅̊̔̅̈́̀̑͑̆̚ä̷̦̯͍͖͖̤͚́̔̈́͊̾́̆̚͜t̷̢̯͍̮̥̝͛̀͊̍̾́̍̕̕t̵̡͙͎͕̜̼̠́̿̋͛́ẹ̷̪̯͐̅͆́̋́̈́́́͝͠͝ͅi̶̖̯̩̟̱͊̏̑̄̿͑͂̃̕n̸̡͙̮̳̠͎͉͇̖͋̒̊́͊͋́̈́̕͝͝͝t̴̨͓͖̖̯̤̗͍̮͊̐̂̿͂̾̽̌̊̕͝ͅ ̴̛͓̝̪̭͔̪͂͋̾̽̽̀̾̈́̆̑̍͛̕m̸͈͗̌͋̈́͋̐̆̓͋̉̚͘̕͝͝e̴̛̼̦̻͉͕̥̖̿͋̽̉͌͋̋͊̈͂̄͛̑͘s̵͇̫͖̪̤̈́̃̃̃̂̑͊́ ̶̨̢̧̺͕̘̳̗̬͉̏̓̔̍̽̓͑̅͛͘͜ͅo̸̬̩̞͖̪͍͆̎͑̽͐̑͒̅̋͊̓̚͘͝͠ŗ̵̡̡̡̗͎͍͖͓͕͊̾̈́̊ẹ̵̖̟̋̾̇̽̓́̑̏̔̆̾̇ï̴̡̝͔̟̳̥̆͆͐ḻ̸̊̽ͅļ̷̖̰̖̥̫̲̤͇̼̎̎͒̑͆̇̚e̷̛̜̭͍̱̟͂̍͗̿̒͛ṣ̴͙̩̒̽͂̏͊̔̇̄͆̈͗̓͘.
Cela fait presque longtemps ; peille,
Dans cette société hâtive.
Bien moins tardivement, j’avais l’habitude maudite
De me disperser dans leurs interactions invisibles.
Mais dorénavant, elles s’achèvent toutes risibles.

Tous, écrasés par le véloce étau.
J’impose, à cette farce, mon veto.
Je fais trivialement ce qui me plaît ;
C’est fatalement ce qui leur déplaît.

L’interférence n’ébranle
Le chant de l’indépendance,
Car l’ignorance s’étend
Dans l’insistante inconvenance
De l’indifférence.
Persévérance, clef de sûreté,
Poussée par la pureté
De la nuance.

La rumeur paraît incontestable,
L’authenticité leur est indésirable.
L’humeur t’accable,
Opacité incomparable.
Ma fureur n’admet plus les coupables,
Et ma percée demeure impraticable.

S’éloigner sans haine de la cité,
Sans jamais traîner les pieds.
Empoigner l’épée sous peine d’être happé par les altérés.
Se concentrer, au sommet, sur la multitude.
Souhaiter s’aligner dans l’altitude,
Afin d’enfin s’astreindre à la complétude.

Cyclothymie

Sentiment envahissant qui se revendique achromatique ;
Détresse qui tresse sa route dans les égouts algiques
Et égoutte le dégoût, sans antalgique, au cœur de l’allégresse.
Se dresse la promesse d’une prouesse féerique, enchanteresse ;
Quelle délicatesse en déliquescence ;
Quelle impolitesse, oppressante en sa présence au présent.

Complexité flagrante atterrée
Dans l’attente
Des jours passés ;
Cité éclatante à enterrer
Dans l’intente ;
Déjoue l’acier.
Rectifier son lacet
Sans se lasser,
En s’arrêtant
Et en se penchant
En silence,
En songeant.

Sans substance, la paix est rance ;
L’envie de commettre ce meurtre
Se heurte à cette fleur intérieure,
Écœurant celui qui l’effleure.

Les vils serres se resserrent ;
Et, la nuit, la vie sert les viscères.
Marche nocturne,
Hourvari taciturne ;
Au sein d’une forêt de houx en hiver,
J’erre, comme un loup solitaire.

Peut-être peux-tu tâtonner, te défausser ;
Déformer, détourner,
Écorcher mon entité.
Pourtant, je me suis éloigné
Artistement depuis longtemps
Dans les étoiles du firmament.

Piège de néant

I’m so bored in emptiness’ room
Waitin’ in shadows’ loneliness movin’

Bored in emptiness’ room,
Faced frontly the empathy movin’
They think it’s closed-minded
‘Cause it’s thinking differently
& I felt sometimes depressed
Thinking they’re all the same …
What a shame
When I can’t stand the glorious agony

Pas de carburant à échouer dans des pourparlers gênants ;
Géant, abrogeant de bon gré, mutuel gain de temps.
Je me prends ce sale argent et m’entreprend au volant
Pour voler compendieusement vers ma planque.

Conflagration contrainte dans la consternation,
Obligation de la feinte ; enlacer la constellation
Peinte dans l’action et la crainte des maudits démons.
Temps d’inspiration afin d’atteindre une perfection d’illusions.

Indécente bouteille à la mer, je réitère,
Cet amer et vérace ver :
Je souris pour ne pas que tu vois que je pleure,
Ma révolte enfante des valeurs.

Éponter le monde s’annonce tatillon pour l’homme-papillon,
Alors il corrobore, se décrivant comme inventif
Dans la contemplation,
Gloire aux nantis nés sans motif,
Au néant créatif en exécutions,
Honte aux cents volontés qui épongent l’éponte
Et s’enfoncent dans le conte du comte.

Liaison nucléaire

Regard prolongé intense ;
Cœur perd pied, en balance.
Communication tacite,
Abandon factice.

Connexion si profonde,
Comme se connaître
De l’origine à la fin des mondes,
Sans frime du paraître.

Pensées d’amour en boucle ;
Réalité aux contours moins souples.

Hasard attendrissant,
Questionnement saisissant,
Pour cet investissement
Hagard et impertinent.

Irrationnel, si superficiel,
Rationnel, si scientifique ;
Soigner la mise en selle,
Ou contrer l’énergie atomique.

Perception subliminale

Tes courbes exquises, ta poitrine idéale,
Tes rondeurs divines, à la superbe inexprimable,
Ton déhanché effronté, sans théâtralisation,
Ton charme en toute simplicité, ton regard de passion.

Tes longs cheveux à la prise facile,
Ta fougue de chevet, tes quelques plaisirs secrets,
Ta bouche aux lèvres pulpeuses et graciles,
Tes touchers qui font palpiter mon cœur avec ardeur.

Ton regard complice si l’on s’enlace ;
Ton corps sublime, sans que jamais je m’en lasse,
Ces instants magiques qui ne s’enlisent que très rarement,
Qui m’éloignent d’un désœuvrement tragique jusque là ressenti rapidement.

Notre indépendance,
Notre différence,
Notre altitude,
Notre complétude.
Nos luttes,
Tes turluttes.

Avec toi, le plaisir charnel semble naturel, d’un amour si sûr et éternel ;
Avec toi, le désir sexuel paraît irréel, d’un amour si pur et sensuel.

Le long de ta nuque, jusqu’aux grains de beauté,
Je me souviens de chaque détail de ton corps éthéré.

Mes pattes, sur ton corps,
Sur ton corps sublime ;
J’en pâtis, m’épate et m’abîme
A y songer encore.

Paralipse

Ce truc en tête,
Ce truc n’est pas présentable ;
Ce truc dans tête,
Ce truc qui fout mal de crâne.

Vise entre les lignes,
Diff’ parmi les dignes,
Use par les signes,
Vrai jeu entre cygnes.

Navigue entre les lignes,
Pilonne parmi les dignes,
Sillonne par les signes,
Vrai feu entre deux cimes.

Entre lèse et estime,
Entre, leste, en cet hymne,
Estime tant de lettrisme,
Esprit entend truisme.

Ce suc en tête,
Ce suc n’est pas palpable ;
Ce suc de poète,
Ce suc qui fouille dans l’âme.

Comptes rendus

Le noyau de cette réunion est manquant ;
Le pivot y demeure clairement absent.
Où sont les adolescents ?
Sans prétention,
Est-ce abscons ?

Ils serpentent sans fin sans finir par dire ce qu’il faut lire,
Pendant que j’sens que j’attends sans attente en latence.
Leurs problématiques usées sont historiques, juste des cycles.
Leurs “nouveautés” restent du papier recyclé de mauvaise qualité.
Ils s’estampent et je m’estompe dans la messe du temps,
En présageant de disparaître dans un coup de vent.

It’s like I’m far beyond on the mountain,
Avoiding the glory rain,
While they’re still waiting the train
Waiting for a fucking train in vain…

Celle-ci étale sur la table son malheur,
Je flaire son mal, sa profonde rancœur.
Celui-ci évoque son adorable idéal,
En loques, pourtant si misérable,
Mais fascinant en cette lancinance ;
Parfaitement incroyable !
Ma figure : antipathique, inexpressive ;
Mon cœur, en un hic : pétulant contre l’invective.
Dans mes impénétrables songes,
Je dévisage le grand mensonge.

Je n’ai rien à dire, ce serait trop direct et brutal.
Je préfère écrire, sembler abject – mais surtout ingouvernable -,
Plutôt que de brasser du vent avec ces gens au comportement de mauvais enfants ;
Ces mêmes gens impertinents, intolérants, inconséquents,
Qui se prétendent si gentiment indulgents.
S’ils se proclament ouverts, leur coquille est pourtant vide.
Je les acclame à l’envers, leur béquille n’est qu’un suicide.

Au fil de l’âme

L’Homme sensé mais insensible assujettit l’idiot ;
L’Homme idiot encense l’insensible,
Et l’Homme sensé mais sensible maudit l’idiot.

Au fil de l’âme, nage un chant qui se réclame.
Au fil de l’âme, flotte un chant d’épithalame ;
Un bon jour étreint dans tes cheveux ;
Un bonjour éteint d’entrée de jeu.

Celle-ci me sourit
Sans souci,
Mais je perce son masque
Sans grâce.

La victoire est illusoire.
Brasser du vent auprès d’incompétents,
Sans le savoir,
Ou en le sachant pertinemment.

Dépenser son énergie
Pour des abrutis finis,
Eux qui adulent, et qui, adultes,
Se mouvront en nos ennemis.

Pourquoi mentent-ils
Et ne nous entendent-ils pas ?
Pourquoi ce sourire gracile
Se signale si indélicat ?

Stupéfaction que l’action
Stimule la prédestination
D’Artorias.

L’exaction de la maestria
M’attrista, puis me congédia,
Bientôt ôtée de la fiction.