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Pourquoi tu ne changes pas

Pourquoi tu ne changes pas ?
Pourquoi tu fais du surplace ?

Fuck,

Faut que le besoin s’assouvisse.
Nique ta paresse ;
Ils apparaissent,
Quand bien même ça sera ma besace ;
Sur la terrasse
Mes fleurs s’embellissent.

Fuck,

J’sais pas moi,
Cultive toi.
T’as pas compris
Que c’était le but ?
Moi j’ai déjà passé mon ASPIC ;
Toi t’as apprécié le fruit interdit.

Tu vas vriller, vriller
Vrillez, vrillez !
Est-ce que c’est pigé ?
Pigé, pigé.

Pourquoi tu ne chantes pas ?
Pourquoi tu fais du surplace ?

Fuck,

Tu te disputes,
C’est ça le hic.
Change d’équipe.
T’as pas ton diagnostique.
Moi j’suis un auror
Face à l’horreur.

Fuck,

C’est rare.
Tu t’égares,
Déjà trop tard.
On se sépare
Sans bagarre,
Quelle tare.

Tu vas vriller, vriller
Vrillez, vrillez !
Est-ce que c’est pigé ?
Pigé, pigé.

Pourquoi tu ne changes pas ?
Ici, t’auras jamais ta place.

Fuck,

Là j’me lève à l’aurore
Pour arriver à l’heure.
Faut que tu t’ignores
Ou que tu subodores ;
Met ta pièce dans l’horodateur,
Satané adorateur.

Fuck,

Bloqué sur le rail,
En fait, tu dérailles.
Moi, j’suis pas à la conquête de l’Ouest.
J’m’en vais à l’Est. Ou est-ce
Que c’est mort et qu’en fait
Je m’entête ?

 

Eugénisme dégénéré

À vos marques, prêt ? Partez !
À peine lancés, y’en a déjà un qui est sur la ligne d’arrivée.
Il n’a pas triché, non,
Il dispose juste d’une meilleure disposition,
De biens meilleures qualifications.
C’est affiché, c’est affirmé.

Si tu ne comprends rien à ce que je t’écris,
J’espère que tu seras au moins tenté d’ouvrir un livre.
Car être ivre, c’est d’une tristesse, j’en vomis
Quand ça arrive chez un type qui ne sait plus que s’accroupir.

Je veux simplement “discuter”, eux veulent naturellement “échanger”.
Je ne comprendrai jamais leur fuite programmée,
Des Mathématiques, ils n’ont même pas une vague idée.
Je me sens sombre
Lorsque ces gens sombrent ;
Cela créé une tension qui tend Sion tant c’est entêtant.
Tu sais, la volonté n’est pas un pur pêché,
Même s’ils ont calculé le futur dans le passé.

J’ai passé le cap du col, donc, franc,
J’apporte du sens dans ta tête blanche.
Comprends-tu le chemin pentu que tu dois prendre ?
Connaissance et vertu sont maîtres mots.
C’est aussi vrai pour eux que 1 + 1 = 0.
J’avance en décalé pour les surprendre.
En haut, j’en dis plus que : “il faut les pendre”.

Quand le pire m’aborde, j’ai comme un mouvement de recul,
Et je m’étire car je sais qu’on va l’apprendre dans le cul.
Et dans le fond, c’est dans l’ombre que l’on prend de la couleur,
Donc j’abonde d’ondes positives jusqu’à ce que je pleure
Trop de fois pour ne plus foisonner d’idées
Et façonner le ciné qui m’attend à portée.

Éternel

Combien d’individus mandèrent une aide en demi-teinte,
Et combien insisteront encore au travers d’une belle complainte,
Presque gênés d’avouer qu’ils perdent pied,
Bien que tentant d’ouvrir leur cœur à ce qui leur sied.

Quelle affliction quand dans la prison les tribulations pointent vers l’inaction.
Consolation en réclusion, consternation sans la coopération,
Au bord du soupirail, immersion dans un immense foirail de perdition ;
Aïe ! En perd diction.
C’est dans la négation de ces maux que l’élocution revient.

Celui qui ferme les yeux devient-il (in)capable de culpabiliser ?
Il n’y a pas à choisir entre l’art culinaire et le crève-cœur ;
Loubard, ne te calte pas, acculé à une prostitution sous radar ;
Sois culotté pour cultiver l’air pur et culminer en cœur.

Si mes mots articulent l’abstraction de mes actions,
Et que je les martèle encore et encore –
Charmante ironie du sort –
Peut-être atterriront-ils en secret au sein du concret ?
Lui qui m’atterre, mais attire volontiers ma volonté
Vers une infinité divine qui me dénature en constellation.

 

Incantare

Tenter d’écrire devant un divertissement
Revient bêtement à plonger dans le néant,
Car la conscience est altérée par un écran de fumée
Qui raisonne d’une seule voix en soi.

Pourquoi vouloir semer tant d’effroi et de désarroi,
Si ce n’est pour briser le phantasme d’un espoir instinctif ?

Ainsi, la pensée est laissée inlassablement,
À la simple demande d’une idée factice recréant
Un semblant de réalité afin d’éclipser
Les idées créatrices pouvant surgir d’un esprit vif.

Peut-être peut-on contenter un maladroit,
Et, de surcroît, lui faire maudire un tel coi,
Mais le sagace n’enlace que fugacement
Un tel enchantement en laissant une trace.

Mirage

J’entends souvent : “si ça pète, je sors dans la rue”,
Mais tous les matins, ils partent pour la ruche.
Bientôt c’est : “prends ça et chut”, et
En fait, en veulent plus …

Il n’y a pas de solution miracle si t’es perdu dans le mirage.
Vois-tu les clivages échoués sur le rivage ?
Si t’as échoué, c’est bizarre ;
Peut-être que tu n’es pas un bon pirate ?

En ce moment, le mec sur le mirador dort beaucoup.
Il est saoul, complètement fou ;
Sec et fort, surtout.
Il t’entraîne dans une tempête sans traîner ;
En prétextant du sexe, c’est vexant,
Mais vrai.

Il dit libérer la liberté de ses chaînes grâce au progrès,
Mais en ivrogne, il nie en fait que sa besogne
Est d’être condamné à perpétuer une violence légitimée.
Sentant le bateau tangué, bientôt il se penche, gêné,
Payant grassement des garces et des gars zélés
Afin de perpétuer la farce, un dernier jour, de grâce !

Crevasse

Je ne suis Blanc qu’à l’extérieur,
Lorsque je balance toute la noirceur
Avec ardeur sur l’arnaqueur,
Simple demandeur d’asile face à l’examinateur.
Je fais ça sans forcer pour forcer les forces
À abattre l’albatros et à bâtir l’abattoir
De leurs valeurs valsant vaguement
Depuis la fin de l’enfance ; croyances.

La substance de la finance est fondée sur la résistance ou l’impuissance.
Si tu es trop souvent content dans la mouvance,
Tu es très probablement dans l’ignorance.
Au bord de la crevasse, le porc.
Le temps passe et tu trépasses,
Moi j’sais pas encore si j’mens, sors

Y’a pas de différence,
Que j’tire ou que j’tire pas.
Y’a plus d’innocence.
Que j’tire ou que j’tire pas,
Aucune différence, vraiment
Aucune différence.

Qu’est-ce qui peut te pousser
À ce genre de pensées
Si ce n’est d’être né mort-né ?
C’est morne et j’étale l’épave
En p’tit rate-pi qui fabrique
Une muraille de briques loin de ta panique.
Ta vie t’avales, t’es bien pérave.
Vue ovale, j’cris au calme.

Apparemment une résidence privée,
C’est sécuritaire.
Apparemment une défiance innée,
C’est sectaire.
J’perçois tout à l’opposé
De ce qu’ils disent nous montrer ;
“Ministère de la Défense”
Pour notre sécurité, t’as pigé ?
Quelle inconscience ! Quelle décadence !
Où est le bon sens ?

Y’a pas de différence,
Que j’tire ou que j’tire pas.
Y’a plus d’innocence.
Que j’tire ou que j’tire pas,
Aucune différence, vraiment
Aucune différence.

Tour dorée

Du haut de sa tour dorée,
Elle s’insurge passivement contre l’Ordre d’Or, et
A l’orée de la forêt, les pauvres font sonner la cloche.
Elle croit élaborer une corde, mais
Elle ne fait que les condamner à une mort sans auréole.
Elle se perçoit dans leurs reflets renvoyés par une eau de boue rouée de coups.

En tout cas, c’est ce qu’elle déclare aux ignares.
C’est qu’elle s’exclame mais ne s’étale pas non plus sur la fougue.
Dorénavant, elle est à genoux.
C’est navrant, et elle en veut aux vieux fous.
En tout cas, c’est ce qu’elle explique en égotique.
C’est qu’il est pénible d’éclairer en bas les sourds qui se noient.
Il est plus enviable de se voiler en vivant en sournoise.

Au fond, dans sa tour d’ivoire, elle n’y voit plus rien.
A-t-elle une seule fois perçue
Le monstre qui l’a rendue si cossue ?
Elle décide de ne plus y croire pour ne pas choir,
Et c’est son choix … Oui, est-ce son choix ?
C’est cruel ; mais qu’est-ce qui ne l’est pas ?

Son orfèvre la pare de parures osées,
Et elle se penche parfois pour que l’on voit son décolleté.
Peut-être peut-elle ainsi les faire décoller ?
Elle ne s’épanche plus vers l’appel de la forêt ;
Remplace la corde par un fouet,
Car c’est le prix à payer pour s’isoler

En haut de sa tour dorée.

Conforme

Puisqu’en ville il n’y a plus grand monde qui cultive son jardin,
J’essuie la vile Iliade en franc monstre qui poursuit son dessein.
Fantassin mutin d’une triste armée sans nom qui fustige le coquin.
Félin témoin d’une brise fanée dans l’ombre, qui éblouit le souverain.

Quand je sors dehors, c’est toujours ciblé.
J’vais rarement dans les endroits où ils veulent mes gros billets.
Ego brisé, terroriser, être opprimé, est beau qui l’est.
Quand je dors, mon corps est tout fou, si c’est
Vrai, rien de tout mou, tu peux voir mes crocs briller.
Égaux prisés, terreau, risée, être haut, primer, est beau qui l’est.

Se conformer à la norme, c’est échapper à la vie.
Se condamner à la mort, c’est s’en sortir.
Ceux qui ont formé la norme sont tous horribles.
Ce con damné à mort est encore pire.

Sinon s’en accoutumer. Ne plus voir le sang agglutiné ;
Ne plus faire d’échanges, à butiner.
Ne plus saisir sa chance, à lutter.
Le sens me coule du nez, je n’ai plus de temps pour roupiller.

Sédition

Univers sans maître, ni stérile, ni fertile.
Ma résolution raisonnée doit résonner.
Grand ressentiment retentissant qui ne baigne
Ni dans la haine, ni dans le mépris.

J’inspire et j’expire.
“Tout ou rien. Tous ou personne”.
Mais le Malin m’emprisonne. Ce chagrin t’empoisonne.
Chacun des grains forme un mont plein de vie,
Formation d’un monde infini qui vient la nuit,
Au péril de la suite ou de la fuite.

Enfin, je crois que c’est l’heure.
Je souris pour ne pas que tu vois que je pleure.
Ma révolte enfante des valeurs.
Je suis comme Max Scheler.

Vas-y, fais le grand saut, ne fais pas autre chose.
Vas-y, change de chaîne et regarde la même chose.
Vas-y, fais le grand saut, ne fais pas autre chose.
Ils ont beau changer leurs chaînes, ils restent les mêmes clones.

Ton suicide me sidère si bien que j’hiberne
Hors de l’hiver en voyageur perdu dans un monde étranger
Dans un corps étranger, dans un sens étranglé.
Dans vingt ans j’ai trop de blé, mais toujours révolté.

Si j’fais du vélo, je vais pédaler trop vite.
Si tu fais du vélo, tu vas pédaler dans l’vide …
J’vais pas me lever tôt pour te regarder sans vie.
Je dis : “non”, et j’compte pas échapper à l’absurdité
De ma condition ; j’ai ma mission, elle est l’expression
La plus pure d’une liberté retrouvée, retroussée
Sous un masque d’espoir ;
Car la révolte n’est plus un droit, mais un devoir.

Secousse hypnique

Dès l’matin, révolution sidérale ;
Le Malin veut briser mon idéal.
Réaction viscérale, pensées abyssales.
J’m’habille sale après l’erreur initiale.
Dehors c’est médiéval : que des vassaux
Qui croient viser haut … les idiots !

J’ai mal pour tous les marginaux
Qui luttent contre les marauds impériaux.
Là, rien d’impeccable, cocktail létal ;
L’heure fatale est si brutale.
Loi martiale, cœur glacial.
J’inhale, et ça m’est égal, paradoxal …

L’opprobre ordonne une dignité déguisée
Pour que les Hommes cautionnent la calamité.
Pendant qu’ils mitonnent, je m’isole et je m’immole.
Je griffonne pour ceux qui déraisonnent.
Ma besogne détonne et occasionne des dommages irréversibles.
C’est tangible et crédible, bien qu’abstrait et pénible.

Imprévisible, il m’est impossible d’abandonner le cri inaudible.
Passible de Bastille, car nuisible à l’Invisible.
Tous sont corruptibles, car trop peu sensibles.
Ils veulent faire taire le majeur en l’air,
Matraqueurs d’un monde égalitaire qui couve sous la cendre.
C’est à s’y méprendre. Marre d’attendre, et voilà que je dois apprendre à redescendre.