Category Archives: Philosophie politique

Interférence

Depuis longtemps déjà, le mouton noir a cessé
D’essayer de casser la porte de la bergerie.
Inutile de tergiverser ; je ris.
Leur vie se finira aux côtés de l’aumônier.

 

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Cela fait presque longtemps ; peille,
Dans cette société hâtive.
Bien moins tardivement, j’avais l’habitude maudite
De me disperser dans leurs interactions invisibles.
Mais dorénavant, elles s’achèvent toutes risibles.

Tous, écrasés par le véloce étau.
J’impose, à cette farce, mon veto.
Je fais trivialement ce qui me plaît ;
C’est fatalement ce qui leur déplaît.

L’interférence n’ébranle
Le chant de l’indépendance,
Car l’ignorance s’étend
Dans l’insistante inconvenance
De l’indifférence.
Persévérance, clef de sûreté,
Poussée par la pureté
De la nuance.

La rumeur paraît incontestable,
L’authenticité leur est indésirable.
L’humeur t’accable,
Opacité incomparable.
Ma fureur n’admet plus les coupables,
Et ma percée demeure impraticable.

S’éloigner sans haine de la cité,
Sans jamais traîner les pieds.
Empoigner l’épée sous peine d’être happé par les altérés.
Se concentrer, au sommet, sur la multitude.
Souhaiter s’aligner dans l’altitude,
Afin d’enfin s’astreindre à la complétude.

Piège de néant

I’m so bored in emptiness’ room
Waitin’ in shadows’ loneliness movin’

Bored in emptiness’ room,
Faced frontly the empathy movin’
They think it’s closed-minded
‘Cause it’s thinking differently
& I felt sometimes depressed
Thinking they’re all the same …
What a shame
When I can’t stand the glorious agony

Pas de carburant à échouer dans des pourparlers gênants ;
Géant, abrogeant de bon gré, mutuel gain de temps.
Je me prends ce sale argent et m’entreprend au volant
Pour voler compendieusement vers ma planque.

Conflagration contrainte dans la consternation,
Obligation de la feinte ; enlacer la constellation
Peinte dans l’action et la crainte des maudits démons.
Temps d’inspiration afin d’atteindre une perfection d’illusions.

Indécente bouteille à la mer, je réitère,
Cet amer et vérace ver :
Je souris pour ne pas que tu vois que je pleure,
Ma révolte enfante des valeurs.

Éponter le monde s’annonce tatillon pour l’homme-papillon,
Alors il corrobore, se décrivant comme inventif
Dans la contemplation,
Gloire aux nantis nés sans motif,
Au néant créatif en exécutions,
Honte aux cents volontés qui épongent l’éponte
Et s’enfoncent dans le conte du comte.

Liaison nucléaire

Regard prolongé intense ;
Cœur perd pied, en balance.
Communication tacite,
Abandon factice.

Connexion si profonde,
Comme se connaître
De l’origine à la fin des mondes,
Sans frime du paraître.

Pensées d’amour en boucle ;
Réalité aux contours moins souples.

Hasard attendrissant,
Questionnement saisissant,
Pour cet investissement
Hagard et impertinent.

Irrationnel, si superficiel,
Rationnel, si scientifique ;
Soigner la mise en selle,
Ou contrer l’énergie atomique.

Comptes rendus

Le noyau de cette réunion est manquant ;
Le pivot y demeure clairement absent.
Où sont les adolescents ?
Sans prétention,
Est-ce abscons ?

Ils serpentent sans fin sans finir par dire ce qu’il faut lire,
Pendant que j’sens que j’attends sans attente en latence.
Leurs problématiques usées sont historiques, juste des cycles.
Leurs “nouveautés” restent du papier recyclé de mauvaise qualité.
Ils s’estampent et je m’estompe dans la messe du temps,
En présageant de disparaître dans un coup de vent.

It’s like I’m far beyond on the mountain,
Avoiding the glory rain,
While they’re still waiting the train
Waiting for a fucking train in vain…

Celle-ci étale sur la table son malheur,
Je flaire son mal, sa profonde rancœur.
Celui-ci évoque son adorable idéal,
En loques, pourtant si misérable,
Mais fascinant en cette lancinance ;
Parfaitement incroyable !
Ma figure : antipathique, inexpressive ;
Mon cœur, en un hic : pétulant contre l’invective.
Dans mes impénétrables songes,
Je dévisage le grand mensonge.

Je n’ai rien à dire, ce serait trop direct et brutal.
Je préfère écrire, sembler abject – mais surtout ingouvernable -,
Plutôt que de brasser du vent avec ces gens au comportement de mauvais enfants ;
Ces mêmes gens impertinents, intolérants, inconséquents,
Qui se prétendent si gentiment indulgents.
S’ils se proclament ouverts, leur coquille est pourtant vide.
Je les acclame à l’envers, leur béquille n’est qu’un suicide.

Au fil de l’âme

L’Homme sensé mais insensible assujettit l’idiot ;
L’Homme idiot encense l’insensible,
Et l’Homme sensé mais sensible maudit l’idiot.

Au fil de l’âme, nage un chant qui se réclame.
Au fil de l’âme, flotte un chant d’épithalame ;
Un bon jour étreint dans tes cheveux ;
Un bonjour éteint d’entrée de jeu.

Celle-ci me sourit
Sans souci,
Mais je perce son masque
Sans grâce.

La victoire est illusoire.
Brasser du vent auprès d’incompétents,
Sans le savoir,
Ou en le sachant pertinemment.

Dépenser son énergie
Pour des abrutis finis,
Eux qui adulent, et qui, adultes,
Se mouvront en nos ennemis.

Pourquoi mentent-ils
Et ne nous entendent-ils pas ?
Pourquoi ce sourire gracile
Se signale si indélicat ?

Stupéfaction que l’action
Stimule la prédestination
D’Artorias.

L’exaction de la maestria
M’attrista, puis me congédia,
Bientôt ôtée de la fiction.

Pureté

Aucune règle, aucun mensonge,
Ne refrènent mes songes.
Où le temps ne subsiste plus,
Tu me surprendras nu.

Exaltation fantasque,
Illusion sans masque ;
Juste être, vraiment être,
Dans l’acceptation et la compassion.

Prédication tutélaire, sens, saveur ;
Rédemption libertaire, sens, sauveur ;
Revanche à l’encontre de l’iniquité,
Pervenche contre la frivolité.

Endosser l’erreur vénielle,
Ambroisier la fureur du ciel,
Emporter la douceur du sel,
Embrasser, sans douleur, tel quel.

Fureur

J’m’isole, c’est rien ;
J’rêve de mi-dor serein
Donc j’m’immole en vain.
Dehors, prendre le pli est passible de mort.
Le pire est de savoir qu’ils n’imaginent pas qu’ils ont tort.
Leur objectif : le bûché ;
Donc il faut objectiver dans l’secret.

J’en connais qui ce sont égarés ; ils sont plus d’un.
Même au plus bas ne m’viendrait pas l’idée de conjuguer avec le purin ;
Y a pas d’attendrissement dans l’vide, nan, nan, nan.
Heureusement, le diamant ne peut s’abîmer qu’au contact d’un autre diamant.

Caste d’incompris qui doit se cacher pour vivre ;
De surcroît, réfléchir pour arriver à arrêter de réfléchir.
Un esprit rempli d’ennuis abolissant l’envie ;
Ils sont épatants à exister sans vie.

Parfois, j’me d’mande pourquoi j’m’évertue à rester poli.
Même réaction qu’en touchant des orties.
Face à l’hydre, inutile de s’appliquer à couper des têtes ;
Me détruire pour tomber à leur niveau restera mon plus grand échec.

Tout ça n’peut aboutir qu’à un pat avec le camp adverse.
Je transcris le cri quand enfin vient se pointer l’averse.
Je suppute si ces putes me soulagent avec des billets.
Qu’ils viennent me piller, je n’vais jamais plier.

Idéal

Providence de la Providence,
Quintessence de la quintessence.
Héros zéro en rotation
Dans une autre dimension
Pour se consoler de la réalité.

Idéal, reflet de l’âme ;
Non enfermable
À la seule matérialité.
Poursuite sans répit ni trépas.
Polir les pourtours
Pour toujours.
Plus pure répétition
Sans superstition
Ni compétition.

Idéal scientifique, idéal empirique,
Assemblés au sein d’une mosaïque
D’un absurdoué taillé pour constater
Que le monde n’est pas ce qu’il devrait être.
Les aliénés l’ont noyé dans la folie du paraître.

Se gouverner par sa propre volonté.
Insulte-moi d’utopiste et je n’insiste.
Sans fin je suis la piste de l’idéal qui fuit.

Ce qui est effectif est rationnel.
Pense-y en effaçant le monde …

Supreme

Connaissance, fruit maudit de l’expérience.

Mes thématiques : toujours mathématiques.
J’abrite une critique écoutée comme chimérique.

Amical sans être familier,
Entouré de vulgaires, familiers,
Sans être, amicals.

Plus l’individu est, plus l’énigme est passionnante.
S’aborder ou saborder. J’attaque la corruption ridicule,
Car je ne me sens pas si bien dans cet étau minuscule
Qui m’étreins au quotidien.

En effet, en enfer, je te considère,
Et en fait, je crois que tu ne peux rien pour moi.
Alors pourquoi je lutte pour toi ?
La seule relation possible est de se voir
Dans le miroir.

Aucun intérêt à attendre l’éloge,
Mieux vaut rester dans la loge.
Pourquoi combattre avec les domestiqués
Ce que je peux trouver en moi dans le noir ?
Quelle utilité y a-t-il à utiliser
Mon pouvoir pour du pouvoir ?

7ème sens sans pareil dans les sept cieux.
Plus pure et parfaite expression,
Unicité en mission, en friction, grand bison.
5ème niveau dans la psycho’ de Dabro’,
Où j’esquisse les supplices des surclassés
Par des tours de passe-passe, pourchasse avec habilité
L’autorité sacrée qui m’entraîne : moi-même.

Tout détruire, puis tout reconstruire.
Je déduis, pour mieux me conduire.
Ne fais que creuser mon trou ;
C’est parfois un peu flou.
Toute action de création
Est d’abord acte de destruction,
Alors j’aborde la corde, accorde la corde,
Transborde l’aorte, absorbe la horde.

Certains s’établissent déshérités de valeurs,
S’amplifient dans l’erreur, mais la larme est l’arme.
Ils distinguent mal, s’imaginent le désordre ;
Boivent de la tise pour lâcher prise,
Pendant que j’intellectualise ;
Pendant que j’intellectualise ce que j’intellectualise …
Moi, dans la capsule, toi, dans le train du soir au matin.
Cycles divins, issue sans fin, tissu lointain,
Suprême souverain.

Ô.

Silence

Nouvelle naissance,
Non sans non-sens ;
Trop de connaissances
Est agonie.
Reste attentif,
C’est quoi l’motif ?
Appauvris,
Le cycle se recycle
Et récite sa recette ;
Ces mauviettes m’ont mis les nerfs à vif.

Dans cette dystopie millénaire,
J’ai appris à priser l’air
De ma propre prison,
Danse d’une saugrenue vision.
Y’a plus de vie privée,
Laisse-moi te guider,
Seul l’esprit peut résister ;
Est-ce inné ?

À dessiner le dessein,
Je me décide,
À me destiner
Et me distancer
De ce cinéma maladroit ;
En quête du chemin droit,
J’zigzag dans le zoo
Là où Bernardo,
Le pote de Zorro,
S’exprime en vain.