Category Archives: Méditation

Vengeance

Deux semaines sans sembler semer, assumées.
Retour, piégé en jungle humaine, à saigner,
Pourtant encore loin d’être assommé ;
Prochainement devant, cicatriser, attristé.

Regard noir, armure impénétrable ;
Elle veut me voir passer à table.
Plus dur est la certitude,
Plus sûr de prendre de l’altitude.

Malheur sur une neige beige,
Ai-je aussi tué ton cœur ?
Oui, dilapidons la vérité en place publique
Cette affaire en sera bien plus ludique.

Rumination mentale, tu n’es pas de taille.
Dans mes entrailles, rien ne fait sens,
Hormis l’exaction de sentiers en parallèle,
Ou l’attente de l’impasse en bout de ruelle.

En revanche, si le remord t’accable,
Accomplie est ta vengeance froide.
Patienter et endurer à jamais,
Ou décaler d’une réalité en silence.
Vivre chaque jour comme un dimanche,
Tout ceci est sans importance.

Plein de vide

Le vide me remplit à nouveau
De cette fameuse tristesse.
En bas de gamme,
Ô, seule note qui sait résonner sans cesse.

Dans cette trame odieuse,
Ne reste qu’à prétendre au dernier soupir ;
Encore que le cycle est secoué
Et s’entrecoupe de coups fourrés.

En quête des souvenirs,
Si le manque, de fait, se fait ressentir,
Une chose s’est pourtant brisée.
Je mendie le temps pour la réparer.

Frêle effort, cela effraie ;
Effarante vie de chien.
Rester ou partir, éternellement souffrir.
N’efface rien dudit chagrin, éphémère effet.

Malgré le test, l’énigme reste triomphante,
Impossible de s’avancer en dilettante.
Que faut-il accomplir pour combler
Ce fameux vide … s’attendrir ?

Éclats

Chaque nouvelle expérience absurde
Absorbe une parcelle de mon âme,
Me laissant mi perplexe, mi muet,
Clauses égales à la vue d’une sublime femme.

De cette vaine danse,
J’encaisse, avant de subir le drame ;
Me mouvant sans cesse, et ce, insensiblement,
Encerclé par l’austère fureur.

Pour éviter une grossière erreur,
J’essuie le charme.
Désormais si pauvre,
Infertile écueil,
Un impassible armé du sourire à toute épreuve,
Considérable souvenir de l’infinité du deuil.

Frôler le spectre

Cherche un partenaire qui accompagnera et soutiendra …
C’est sans doute mieux si on se croise juste ;
Priorité et préoccupations différentes des gens différant à ça ;
Prend garde, si tu le toises plus,
Tu te perdras dans la migraine de l’âme.

Si tu restes, il ne lui reste plus qu’à monologuer sur ses intérêts spéciaux,
Échec à mettre en place des relations avec les amateurs,
Oui, sérieux avantage loin des codes sociaux.
A tord, ou à raison, il n’aime pas les réunions d’agitateurs.
Solitude et tête-à-tête, seuls moyens pour se remettre des émotions.

Drôle d’utilité des souvenirs de situations sociales passées,
Exploitées pour déterminer ce qu’il convient de faire ou de dire,
(Tout en se préparant au pire)
Désynchronisation de la conversation,
Erreur sociale en pleine manifestation,
Bientôt sortir devient une obligation.

Les problèmes ne surviennent que lorsqu’un autre rentre dans la pièce,
Plus à l’aise si l’intervention est brève,
Ou si l’objectif est déterminé ;
En attendant le moment où tu percevras la face voilée de la pièce,
Attention, la bête peut être relativement honnête.
Allégeance à la vérité, non à la fausse sensibilité

Des gens, envie d’hurler que ces conversations n’ont pas d’intérêt ;
Mais il doit se taire, il le sait.
Être en société est épuisant.
Échec cuisant, il va te planter là ;
C’est vraiment navrant, enfin juste pour toi,
Car pour lui, ce n’est pas méchant.

Le cercle de la mort

Le parfum de la rose me manque tant ;
Ne reste que le monologue.
L’absence de douceur me bloque,
Dans un instant presque gênant.

Où est la fougue ? Où est l’amour ?
Avec l’arrivée de l’automne,
Ces mots s’éteindront bientôt pour toujours.
La pensée arbore de mornes tracés pour les Hommes.

L’atrocité des hominidés me glace,
Bien que la honte écarte la haine en face.
L’amitié s’éteint ici, puis renaît là ;
Simples cycles, du lever au trépas.

Tout semble mort ou en passe de l’être,
Tout brûlera dans l’âtre du paraître.
Cela semble le cheminement logique
De la destruction de nos âmes obliques.

La vie est si misérable loin du palpable,
L’avenir, doucement, s’enfonce dans le sable.
Si les larmes coulent moins souvent,
Le résultat reste cyniquement inconséquent.

Accalmie

Derrière la dune, le vent se déchaîne et déchire le doux silence.
Partie abrupte, à l’abri, mon corps lancinant mute.
Mes yeux et ceux de la machine figent cet instant magique bel et bien présent.
Le crayon ne rechigne pas ensuite pour grossir le trait,
Et la musique parcourt l’ensemble pour parfaire les contours en retrait.

Les éclairages signalent leur présence ;
Le filet des phares s’étire lentement ;
J’observe ce joli spectacle en mangeant ;
Belle esquive de l’esquisse du cycle de la démence.

Deux ombres au loin approchent de mon chemin en promenant leur chien ;
Je reste serein.
De l’autre côté, autre chantier sur le port endormi :
Mes oreilles se réveillent pour suivre rires et cris arpentant la nuit.

Puis, il est temps de fausser compagnie au lieu pour rejoindre les autres.
J’inscris cette étude de la plénitude qui dénude mon âme ;
J’ai passé une bonne heure à scruter les cieux sans craindre l’étau.
Simplement ne pas l’oublier, oui, il suffira d’y retourner si je rame.

Rêves et réalité

Il pleut souvent, mais pas ce soir.
Le silence est comblé, il est assez tard.
Tant de réponses qui sommeillent ;
Tant de questions qui s’éveillent.

De l’autre côté de la vitre, j’aperçois la dépression.
Mais en cet instant mythique, une si belle accélération
De la pensée, mystique intensification
Censée récompensée sans compenser.
Agencer en cadence.
Recommencer.
Ascendance.
Descendance.

Insomnie : plein état d’agitation. Haut. Milieu de la nuit.
Ensuite, je médite sur la suite qui s’ébruite.

Un conseil l’ami, suit le fil.
Ébranle la fuite dans les idées.
Dans ton œil, ôte le cil.
Vois ceci : je suis tout puissant ici, serein.
Je le crains, tu ne peux m’empêcher d’agir en martyr.
Ceux qui ne font rien ont toujours la critique facile.

Tu ne risques pas de suivre mon action le nez collé à ta télévision.
Je les admire en jubilant sur mon île fertile.
J’entame l’ascension avec passion.
Sommes-nous dans une file mercantile ?

Icare

Ainsi, il entre en méditation,
Et entame la dynamique de création.
Grande sensibilité et compassion ;
Pensées et sentiments au travers d’observations.

Introspection – Association
Structuration – Composition ;
Introspection – Association
Structuration – Composition.

L’empathie extrême exalte un cyclone timide.
Noué, mais incroyablement calme.
Il en pâtit exprès face au cyclope typique :
Tout ceci n’est qu’une légère accalmie.

Une loupe amplifiant intimement le moi,
Grâce à une capacité de concentration
Qui se témoigne sûrement le soir,
Parce que la particularité est aberration.

En prolongeant, il affronte les expériences.
La paix est rance après une nuit d’errance ;
Entre les turbulences, il n’a pas d’expectance.
L’absence est pure ambivalence et purifie le silence.

Dernier niveau

J’ai souvent préféré la cour de récréation à vos cours et à vos leçons.
C’est surtout au lycée que la courbe s’est inversée dans l’fond.
Sur le pavé, j’avance avec détermination ;
Sur le papier, je suis responsable de ma création.
Je serai moi-même à n’importe quel prix,
Avec ou sans money, j’ai plein d’envies.

Je ne compte plus les désintégrations positives,
Maintenant je veux vivre.
Donc je vis ma vie en vis-à-vis de vous,
Si tu ne comprends pas mes rimes,
C’est qu’elles te plient le cou.
Je me suis mis à genoux en équilibre,
J’oscille entre gouffres et sommets,
Au fond j’y prends goût avant le grand sommeil.

Je démarre dynamique car je maîtrise la dynamite ;
Quoi t’as pas compris ? J’ai de l’empathie dans mon cartable
Cadeau tragique car le parcours n’est ni facile ni confortable
Les cartes sont sur la table, je cours vers la cible.

J’ai trouvé ma propre voie tout seul,
J’ai écouté ma petite voix toute seule ;
J’ai atteint l’harmonie,
Conscient de mes décisions bâties
Sur une hiérarchie choisie.
Mes expériences sont intenses, ressenti accru,
Perception puissante, tu n’y as pas cru.
J’ai développé des aptitudes spécifiques,
T’es écœuré par ma perception magique,
Poétique, et tragique.

Je suis en lutte, mais plus avec moi-même,
Je ne fais plus que ma crème.
Ils resteront dans une intégration primaire,
Il ne m’en restera qu’un goût amer,
Il ne me restera qu’à faire l’amour à ton esprit,
Car il n’y a plus de corps ici.

Creare

Mes paupières s’ouvrent et déjà le flot de pensées me recouvre
D’un voile de poussière qui se dévoile après un autre rêve de pierre.
J’ai vu la fin s’approcher et j’erre.
Je ne sais pas si j’ai tort de croire qu’hier est déjà mort.
Je me souviens avoir posé mon regard sur ce dernier instant,
Assistant sans méfiance au présent croupissant.
Dehors, j’entends le chant des oiseaux ; mais bientôt
Une musique triste s’immisce et m’envoûte sous la voûte.

Voilà un moellon plongé dans un puits sans fond où l’adieu tombe en disgrâce,
Parce qu’une succession de saisons s’enfuit dans la nuit de glace.
S’éloigner, c’est cesser d’exister peu à peu et renoncer au désaveu.
Revoilà une partie de moi qui s’offre à toi qui demeure en tout lieu et à toute heure.
Je sais que tu as peur, mais sache que la solitude de l’esprit envahit aussi mon cœur.
Je l’ai appris au cours d’une morne stupeur antérieure
Qui subsistera bien au-delà de cette sinistre esquisse.

Pourquoi est-ce que je me perds systématiquement hors du temps ? Pourquoi est-ce que je persiste ainsi en fantaisiste assis sur la frise ?
J’insiste parfois avec allégresse, m’éloignant d’une certaine paresse.
Il paraît qu’il ne reste presque rien de magique dans ce quotidien tragique.
Le soleil mélancolique se lève et enlève le doute critique qui s’égoutte :
Le liquide tacite s’est écoulé et j’ai pu m’arrêter pour créer.