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Rêves et réalité

Il pleut souvent, mais pas ce soir.
Le silence est comblé, il est assez tard.
Tant de réponses qui sommeillent ;
Tant de questions qui s’éveillent.

De l’autre côté de la vitre, j’aperçois la dépression.
Mais en cet instant mythique, une si belle accélération
De la pensée, mystique intensification
Censée récompensée sans compenser.
Agencer en cadence.
Recommencer.
Ascendance.
Descendance.

Insomnie : plein état d’agitation. Haut. Milieu de la nuit.
Ensuite, je médite sur la suite qui s’ébruite.

Un conseil l’ami, suit le fil.
Ébranle la fuite dans les idées.
Dans ton œil, ôte le cil.
Vois ceci : je suis tout puissant ici, serein.
Je le crains, tu ne peux m’empêcher d’agir en martyr.
Ceux qui ne font rien ont toujours la critique facile.

Tu ne risques pas de suivre mon action le nez collé à ta télévision.
Je les admire en jubilant sur mon île fertile.
J’entame l’ascension avec passion.
Sommes-nous dans une file mercantile ?

Icare

Ainsi, il entre en méditation,
Et entame la dynamique de création.
Grande sensibilité et compassion ;
Pensées et sentiments au travers d’observations.

Introspection – Association
Structuration – Composition ;
Introspection – Association
Structuration – Composition.

L’empathie extrême exalte un cyclone timide.
Noué, mais incroyablement calme.
Il en pâtit exprès face au cyclope typique :
Tout ceci n’est qu’une légère accalmie.

Une loupe amplifiant intimement le moi,
Grâce à une capacité de concentration
Qui se témoigne sûrement le soir,
Parce que la particularité est aberration.

En prolongeant, il affronte les expériences.
La paix est rance après une nuit d’errance ;
Entre les turbulences, il n’a pas d’expectance.
L’absence est pure ambivalence et purifie le silence.

Dernier niveau

J’ai souvent préféré la cour de récréation à vos cours et à vos leçons.
C’est surtout au lycée que la courbe s’est inversée dans l’fond.
Sur le pavé, j’avance avec détermination ;
Sur le papier, je suis responsable de ma création.
Je serai moi-même à n’importe quel prix,
Avec ou sans money, j’ai plein d’envies.

Je ne compte plus les désintégrations positives,
Maintenant je veux vivre.
Donc je vis ma vie en vis-à-vis de vous,
Si tu ne comprends pas mes rimes,
C’est qu’elles te plient le cou.
Je me suis mis à genoux en équilibre,
J’oscille entre gouffres et sommets,
Au fond j’y prends goût avant le grand sommeil.

Je démarre dynamique car je maîtrise la dynamite ;
Quoi t’as pas compris ? J’ai de l’empathie dans mon cartable
Cadeau tragique car le parcours n’est ni facile ni confortable
Les cartes sont sur la table, je cours vers la cible.

J’ai trouvé ma propre voie tout seul,
J’ai écouté ma petite voix toute seule ;
J’ai atteint l’harmonie,
Conscient de mes décisions bâties
Sur une hiérarchie choisie.
Mes expériences sont intenses, ressenti accru,
Perception puissante, tu n’y as pas cru.
J’ai développé des aptitudes spécifiques,
T’es écœuré par ma perception magique,
Poétique, et tragique.

Je suis en lutte, mais plus avec moi-même,
Je ne fais plus que ma crème.
Ils resteront dans une intégration primaire,
Il ne m’en restera qu’un goût amer,
Il ne me restera qu’à faire l’amour à ton esprit,
Car il n’y a plus de corps ici.

Creare

Mes paupières s’ouvrent et déjà le flot de pensées me recouvre
D’un voile de poussière qui se dévoile après un autre rêve de pierre.
J’ai vu la fin s’approcher et j’erre.
Je ne sais pas si j’ai tort de croire qu’hier est déjà mort.
Je me souviens avoir posé mon regard sur ce dernier instant,
Assistant sans méfiance au présent croupissant.
Dehors, j’entends le chant des oiseaux ; mais bientôt
Une musique triste s’immisce et m’envoûte sous la voûte.

Voilà un moellon plongé dans un puits sans fond où l’adieu tombe en disgrâce,
Parce qu’une succession de saisons s’enfuit dans la nuit de glace.
S’éloigner, c’est cesser d’exister peu à peu et renoncer au désaveu.
Revoilà une partie de moi qui s’offre à toi qui demeure en tout lieu et à toute heure.
Je sais que tu as peur, mais sache que la solitude de l’esprit envahit aussi mon cœur.
Je l’ai appris au cours d’une morne stupeur antérieure
Qui subsistera bien au-delà de cette sinistre esquisse.

Pourquoi est-ce que je me perds systématiquement hors du temps ? Pourquoi est-ce que je persiste ainsi en fantaisiste assis sur la frise ?
J’insiste parfois avec allégresse, m’éloignant d’une certaine paresse.
Il paraît qu’il ne reste presque rien de magique dans ce quotidien tragique.
Le soleil mélancolique se lève et enlève le doute critique qui s’égoutte :
Le liquide tacite s’est écoulé et j’ai pu m’arrêter pour créer.