Category Archives: Méditation

Piège de néant

I’m so bored in emptiness’ room
Waitin’ in shadows’ loneliness movin’

Bored in emptiness’ room,
Faced frontly the empathy movin’
They think it’s closed-minded
‘Cause it’s thinking differently
& I felt sometimes depressed
Thinking they’re all the same …
What a shame
When I can’t stand the glorious agony

Pas de carburant à échouer dans des pourparlers gênants ;
Géant, abrogeant de bon gré, mutuel gain de temps.
Je me prends ce sale argent et m’entreprend au volant
Pour voler compendieusement vers ma planque.

Conflagration contrainte dans la consternation,
Obligation de la feinte ; enlacer la constellation
Peinte dans l’action et la crainte des maudits démons.
Temps d’inspiration afin d’atteindre une perfection d’illusions.

Indécente bouteille à la mer, je réitère,
Cet amer et vérace ver :
Je souris pour ne pas que tu vois que je pleure,
Ma révolte enfante des valeurs.

Éponter le monde s’annonce tatillon pour l’homme-papillon,
Alors il corrobore, se décrivant comme inventif
Dans la contemplation,
Gloire aux nantis nés sans motif,
Au néant créatif en exécutions,
Honte aux cents volontés qui épongent l’éponte
Et s’enfoncent dans le conte du comte.

Comptes rendus

Le noyau de cette réunion est manquant ;
Le pivot y demeure clairement absent.
Où sont les adolescents ?
Sans prétention,
Est-ce abscons ?

Ils serpentent sans fin sans finir par dire ce qu’il faut lire,
Pendant que j’sens que j’attends sans attente en latence.
Leurs problématiques usées sont historiques, juste des cycles.
Leurs “nouveautés” restent du papier recyclé de mauvaise qualité.
Ils s’estampent et je m’estompe dans la messe du temps,
En présageant de disparaître dans un coup de vent.

It’s like I’m far beyond on the mountain,
Avoiding the glory rain,
While they’re still waiting the train
Waiting for a fucking train in vain…

Celle-ci étale sur la table son malheur,
Je flaire son mal, sa profonde rancœur.
Celui-ci évoque son adorable idéal,
En loques, pourtant si misérable,
Mais fascinant en cette lancinance ;
Parfaitement incroyable !
Ma figure : antipathique, inexpressive ;
Mon cœur, en un hic : pétulant contre l’invective.
Dans mes impénétrables songes,
Je dévisage le grand mensonge.

Je n’ai rien à dire, ce serait trop direct et brutal.
Je préfère écrire, sembler abject – mais surtout ingouvernable -,
Plutôt que de brasser du vent avec ces gens au comportement de mauvais enfants ;
Ces mêmes gens impertinents, intolérants, inconséquents,
Qui se prétendent si gentiment indulgents.
S’ils se proclament ouverts, leur coquille est pourtant vide.
Je les acclame à l’envers, leur béquille n’est qu’un suicide.

Au fil de l’âme

L’Homme sensé mais insensible assujettit l’idiot ;
L’Homme idiot encense l’insensible,
Et l’Homme sensé mais sensible maudit l’idiot.

Au fil de l’âme, nage un chant qui se réclame.
Au fil de l’âme, flotte un chant d’épithalame ;
Un bon jour étreint dans tes cheveux ;
Un bonjour éteint d’entrée de jeu.

Celle-ci me sourit
Sans souci,
Mais je perce son masque
Sans grâce.

La victoire est illusoire.
Brasser du vent auprès d’incompétents,
Sans le savoir,
Ou en le sachant pertinemment.

Dépenser son énergie
Pour des abrutis finis,
Eux qui adulent, et qui, adultes,
Se mouvront en nos ennemis.

Pourquoi mentent-ils
Et ne nous entendent-ils pas ?
Pourquoi ce sourire gracile
Se signale si indélicat ?

Stupéfaction que l’action
Stimule la prédestination
D’Artorias.

L’exaction de la maestria
M’attrista, puis me congédia,
Bientôt ôtée de la fiction.

Pureté

Aucune règle, aucun mensonge,
Ne refrènent mes songes.
Où le temps ne subsiste plus,
Tu me surprendras nu.

Exaltation fantasque,
Illusion sans masque ;
Juste être, vraiment être,
Dans l’acceptation et la compassion.

Prédication tutélaire, sens, saveur ;
Rédemption libertaire, sens, sauveur ;
Revanche à l’encontre de l’iniquité,
Pervenche contre la frivolité.

Endosser l’erreur vénielle,
Ambroisier la fureur du ciel,
Emporter la douceur du sel,
Embrasser, sans douleur, tel quel.

Idéal

Providence de la Providence,
Quintessence de la quintessence.
Héros zéro en rotation
Dans une autre dimension
Pour se consoler de la réalité.

Idéal, reflet de l’âme ;
Non enfermable
À la seule matérialité.
Poursuite sans répit ni trépas.
Polir les pourtours
Pour toujours.
Plus pure répétition
Sans superstition
Ni compétition.

Idéal scientifique, idéal empirique,
Assemblés au sein d’une mosaïque
D’un absurdoué taillé pour constater
Que le monde n’est pas ce qu’il devrait être.
Les aliénés l’ont noyé dans la folie du paraître.

Se gouverner par sa propre volonté.
Insulte-moi d’utopiste et je n’insiste.
Sans fin je suis la piste de l’idéal qui fuit.

Ce qui est effectif est rationnel.
Pense-y en effaçant le monde …

Supreme

Connaissance, fruit maudit de l’expérience.

Mes thématiques : toujours mathématiques.
J’abrite une critique écoutée comme chimérique.

Amical sans être familier,
Entouré de vulgaires, familiers,
Sans être, amicals.

Plus l’individu est, plus l’énigme est passionnante.
S’aborder ou saborder. J’attaque la corruption ridicule,
Car je ne me sens pas si bien dans cet étau minuscule
Qui m’étreins au quotidien.

En effet, en enfer, je te considère,
Et en fait, je crois que tu ne peux rien pour moi.
Alors pourquoi je lutte pour toi ?
La seule relation possible est de se voir
Dans le miroir.

Aucun intérêt à attendre l’éloge,
Mieux vaut rester dans la loge.
Pourquoi combattre avec les domestiqués
Ce que je peux trouver en moi dans le noir ?
Quelle utilité y a-t-il à utiliser
Mon pouvoir pour du pouvoir ?

7ème sens sans pareil dans les sept cieux.
Plus pure et parfaite expression,
Unicité en mission, en friction, grand bison.
5ème niveau dans la psycho’ de Dabro’,
Où j’esquisse les supplices des surclassés
Par des tours de passe-passe, pourchasse avec habilité
L’autorité sacrée qui m’entraîne : moi-même.

Tout détruire, puis tout reconstruire.
Je déduis, pour mieux me conduire.
Ne fais que creuser mon trou ;
C’est parfois un peu flou.
Toute action de création
Est d’abord acte de destruction,
Alors j’aborde la corde, accorde la corde,
Transborde l’aorte, absorbe la horde.

Certains s’établissent déshérités de valeurs,
S’amplifient dans l’erreur, mais la larme est l’arme.
Ils distinguent mal, s’imaginent le désordre ;
Boivent de la tise pour lâcher prise,
Pendant que j’intellectualise ;
Pendant que j’intellectualise ce que j’intellectualise …
Moi, dans la capsule, toi, dans le train du soir au matin.
Cycles divins, issue sans fin, tissu lointain,
Suprême souverain.

Ô.

Extrêmes

Un jour est noir, un jour est blanc,
J’en souris dans le silence.
Un jour est noir, un jour et blanc,
J’y survis par intermittence.

Aujourd’hui, l’esprit espère hors de l’hiver.
Demain, un nouveau chemin s’avancera.
Et finalement, ensemble on en rira
Je le crains ; car sans attente,
Il apprend patiemment.

Hier, le corps désespérait, il croyait
Que demain, tous les chemins s’effaceraient.
Et initialement, seul, il fallait en pleurer,
Il le sait bien, car dans l’attente,
Il s’attend au tournant.

La nuance, en soit, une vue cruciale,
Parfois glaciale et cruelle,
Parfois nue et crue ; elle
S’invite et facilite la suite.
Oui, la nuance essuie l’horreur,
Explicite une logique qui persiste
Et signe sans erreur.

Sourire.
Grandir.
Pleurer.
Se voûter.
Partager.
Aimer.
Soupir, et
Mourir.

Enraciné

Tant à donner, personne pour pardonner.
Perçoit en mes yeux la peine partagée.
Au moins, la souffrance a quelque chose à offrir.
Je sais comment la détruire.

Mais cela amène quelque chose de faux.
Cela mène à quelque chose de faux,
Quelque chose de si faux.

Plus d’envies ; j’ai appris un soir la combine ;
Comme Corbin, surseoir dans le noir à moitié en vie.

Tout à panser, rien à penser,
À peine la force de continuer.

Tant à donner, personne pour pardonner.
Perçoit en mes yeux la peine partagée.
Au moins, la souffrance a quelque chose à offrir.
Je sais comment la détruire.

Mais cela amène quelque chose de faux.
Cela mène à quelque chose de faux,
Quelque chose de si faux.

 

Vigilate

Je concédais ; quelque chose viendrait,
Mais j’attends toujours.
Je comptais cette noirceur morose hors du concret,
Mais cela me maintient pourtant contestant tous les jours.

J’assimile le chemin par cœur,
Si les mots roses s’envolent, les maux, eux, restent.
Impossible de rester impassible à ce qui m’écœure ;
Un pas ici et on ne sait si l’on passe le test.

Ma vie, une réplique de l’avenir –
De l’observateur dans Fringe :
C’est-à-dire “September” ; Il ne peut guère intervenir.
Même mission que ses frères.
Juste étudier, éluder les révélations de la Terre,
Explorer la guerre entre les deux univers.

Vole-t-on authentiquement derrière des barreaux ?
J’évolue, comme un enfant en devenir … mais là-haut,
Mon innocence est à demi-morte ;
Le vent s’élève et le temps s’emporte.

Parmi les divergents, j’avance en redoublant de vigilance.
Pourquoi commander une soi-disant créance ?

Siège

Je me consume,
Pendant qu’ils se consolent
En consommant.
Tout est si lent
Dans le silence

Omnium omniprésent,
Homologué par les omnipotents.
Si la farce paraît factice,
Elle fabrique néanmoins les Hommes dans l’éternel
Depuis presque trop longtemps,
Tronquant la frêle senteur naturelle
Contre une pelle de malices
Pour le moins tranchante.

Si abscons d’assumer la faim,
Je suis bien trop cynique pour y mettre fin ;
S’il ne reste plus rien,
Laissons tout au Malin.

En orphelin,
J’hallucine d’être un avec toi ;
Enfin,
Se prélasser sur le toit.
Puis, nous pourrions éveiller la lanterne ;
Lutter comme deux zèbres ;
Se poursuivre dans l’ombre d’une caverne ;
S’enferrer allongés dans les ténèbres.

Immensité gênante, eau troublée,
En attendant que l’on s’harasse et crève.
Si l’on ne concourt plus dans cette immonde régate,
En ce monde, personne n’est là pour le relever.
Lève les bras et grogne,
Rêve de l’approche au fond du lac ;
Domine et cogne
Pour réduire la cité à une profonde fièvre.