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L’inconvénient d’être nez

Le zèbre s’entête avec force et fonce sans s’enraciner.
Souvenir de l’Empire, ils conspirent pour le pire,
Transpirent comme des vampires, brouillent le sourire ; soupir.
Les ténèbres ne peuvent triompher face à autant de clarté.

Tant de nationalisme primaire, temps de vandalisme sanitaire.
Tu trembles. Est-ce pour le Mal, ou est-ce pour le Bien ?
Toujours vénère, pure bouffée d’air, puisqu’ils vénèrent cette ère.
Superflu de surpasser un record pour avoir l’impression d’être quelqu’un.

La confrontaction se conforte sans le confort des mort.e.s.
1857, j’époussette pendant qu’ils tirent des poussettes.
Leur esprit est colonisé, la haine, accolée à l’hameçon ;
Uniquement la compréhension apporte l’union de toute façon.

Dans le zoo parcourent toujours des gardiens ;
Dans le lot, des vautours et des arrogants, des hautains,
Qui voltigent et s’arrangent en haranguant.
Tous possèdent des gants blancs se substituant.

Seulement tous les cheminements ne sont pas lumineux ;
Inférence insolente, syllogisme de l’amertume, sujet épineux.

Clairvoyance

Route étroite et délicate jusqu’à la clairière cachée ;
Courbe droite du diplomate à la chaire glacée.
Je constate, pendant qu’ils font les cons, se tâtent et …

Le pouvoir a toujours été présent.
Il se renforce, dans le vouloir, avec le temps.
Je suis clairvoyant, uniquement ;
Ils s’efforcent, dans l’aveuglement.
Moi, je suis devenu bienveillant
Car je suis bien vaillant.

Lire les cœurs et les consciences,
De ma mort à ma naissance ;
Voir clair dans la confusion ; en perturbateur,
Déjouer le leurre à n’importe quelle heure.

“L’enrôleur a hurlé et t’a roulé” te déclare le railleur dans sa douleur.
Mon essence acquiert de l’ampleur, aujourd’hui avec aisance.

Le filon s’exploite sans s’exfolier, pour résoudre l’énigme en altitude.
Aucun affolement dans la solitude, c’est seulement là que se révèle la complétude.
C’est un fait, mon apparition annonce l’ascendance, au sortir de vos vies lugubres.
Adieu, imposture de vos fausses apparences insolubles.

Sagacité éternelle, acuité plus que visuelle ;
L’assiduité t’es cruelle, à fuir, sans recours, l’émotionnel.
Ad vitam aeternam, il survivra toujours une aile, je suis formel.

Coup d’éclat

Cet acte, un tract intact, intraitable car inconciliable.
Coup d’éclat qui t’éclate ta rate de raté ;
Pas là pour te pardonner, gratte juste sur le papier
Pendant que tu jactes sans acter afin d’oublier ton pacte avec le diable.
Tu t’es empaqueté grand taré, prend garde au regrettable atterrissage.
T’es distrait par Dieu, captant ton attention, attention !
Cette missive, ma mission, s’immisce dans tes mensonges, te tisse de tensions
Qui, à l’usage, te distingueront en un discret sage.

Courroux divin, sans lendemain.
Je sers le poing, dessine au fusain.
Toi tu ne fais rien, reste contraint.
Attrape ma main ou reste loin.

Coup d’éclat, coup d’éclat, grand exploit ;
Quand est-ce qu’on fait un coup d’Etat ?
Qu’on prend le contrôle des médias ?
Fais ton choix, c’est ton droit, maladroit constamment ;
Sait-on jamais, affamé, la situation pourrait s’envenimer.
Je peux rêver et te voir t’animer un instant pour la vérité
– Probablement simplement un moment d’égarement … –
C’est navrant, tu sembles savoir que le monde est abîmé,
Alors pourquoi n’entreprends-tu rien pour te changer ?

Ma fougue sème le trouble et t’assènes de coups doubles.
C’est fou, mais beaucoup de mes contemporains ne comptent pour rien.
Loin d’être forcé, mon souhait serait d’assassiner tous ces chiens
Et de construire avec les survivants le monde de demain.
Pourtant tout s’écroule pour qu’enfin je puisse m’endormir serein :
Je sais qu’avec toi il ne se passera absolument rien.

Tes émotions sont presque mortes,
Les miennes sont plus que fortes,
Impérissables et intemporelles …
Inutile de frapper à ma porte,
À moins de vouloir, sans remords,
Être accueilli à coups de pelle et finir dans le sable.

Dans tous les cas, ne restera qu’un long silence lancinant.
L’heure tourne dans le vide et je deviens, avide de changements.
À vie en avance,
À vie en latence,
Forcé de prendre les devants,
Je ne peux t’attendre pour le déménagement.

Aucun malaise, au calme, au bord de la falaise.
Les braises du feu nacré apaisent leurs sacrés foutaises.
Le pistolet est chargé,
Sur qui dois-je tirer ?

Latence

Je vagabonde au sein de la plénitude du vide ;
Monde apatride qui déteint sur le stupide.
Ma stupeur est unique, futile, mais splendide.
Hélas, parfois l’île demeure aride ; frénésie élastique.
Réfute le reflet, connais par cœur le rejet.
Relutte au sommet, où naît le baroudeur de lait.

Alors que certains cherchent encore qui est George,
Et que les maux te prennent férocement à la gorge,
Je solfie des secousses qui émoussent une sensibilité
Qu’aucun mot ne sera jamais habilité à spécifier.
Anti-frasque de l’absence de correspondance,
L’omission fait partie intégrante de la mission latente.

Je renoncerais, à condition que tes convictions partent en vacances.
La veille étiole le bonheur de récidiver sans erreur.
Pour le meilleur, la plume se verra s’étayer sans arrêt.
Demeurant au conseil, 1, 2, 3, étoile avec les autres joueurs ;
Pour comprendre, encore faut-il tenter d’intenter l’essai.
Dans tes actions, ne ressens-tu pas une certaine dissonance ?

Personnage de Sophocle, je te laisse avec les sophistes ;
Dans l’isolement, j’ai grandi trop vite, déphasage putride ;
Sans sous-titres, j’ai visionné la fin du film quand tu t’es endormi ;
Tu fais v’là les fautes, je finirai sain et sauf, histoire de rire ;
Allongé sur le sofa, je n’ai plus qu’à te regarder souffrir.
Je médite sur les choses, sur mes dires ;
Tu médis à cause de non-dits ; conspire.
Je t’étudie ; tu m’as tout dit sans même le décrire.

Piège de néant

I’m so bored in emptiness’ room
Waitin’ in shadows’ loneliness movin’

Bored in emptiness’ room,
Faced frontly the empathy movin’
They think it’s closed-minded
‘Cause it’s thinking differently
& I felt sometimes depressed
Thinking they’re all the same …
What a shame
When I can’t stand the glorious agony

Pas de carburant à échouer dans des pourparlers gênants ;
Géant, abrogeant de bon gré, mutuel gain de temps.
Je me prends ce sale argent et m’entreprend au volant
Pour voler compendieusement vers ma planque.

Conflagration contrainte dans la consternation,
Obligation de la feinte ; enlacer la constellation
Peinte dans l’action et la crainte des maudits démons.
Temps d’inspiration afin d’atteindre une perfection d’illusions.

Indécente bouteille à la mer, je réitère,
Cet amer et vérace ver :
Je souris pour ne pas que tu vois que je pleure,
Ma révolte enfante des valeurs.

Éponter le monde s’annonce tatillon pour l’homme-papillon,
Alors il corrobore, se décrivant comme inventif
Dans la contemplation,
Gloire aux nantis nés sans motif,
Au néant créatif en exécutions,
Honte aux cents volontés qui épongent l’éponte
Et s’enfoncent dans le conte du comte.

Au fil de l’âme

L’Homme sensé mais insensible assujettit l’idiot ;
L’Homme idiot encense l’insensible,
Et l’Homme sensé mais sensible maudit l’idiot.

Au fil de l’âme, nage un chant qui se réclame.
Au fil de l’âme, flotte un chant d’épithalame ;
Un bon jour étreint dans tes cheveux ;
Un bonjour éteint d’entrée de jeu.

Celle-ci me sourit
Sans souci,
Mais je perce son masque
Sans grâce.

La victoire est illusoire.
Brasser du vent auprès d’incompétents,
Sans le savoir,
Ou en le sachant pertinemment.

Dépenser son énergie
Pour des abrutis finis,
Eux qui adulent, et qui, adultes,
Se mouvront en nos ennemis.

Pourquoi mentent-ils
Et ne nous entendent-ils pas ?
Pourquoi ce sourire gracile
Se signale si indélicat ?

Stupéfaction que l’action
Stimule la prédestination
D’Artorias.

L’exaction de la maestria
M’attrista, puis me congédia,
Bientôt ôtée de la fiction.

Extrêmes

Un jour est noir, un jour est blanc,
J’en souris dans le silence.
Un jour est noir, un jour et blanc,
J’y survis par intermittence.

Aujourd’hui, l’esprit espère hors de l’hiver.
Demain, un nouveau chemin s’avancera.
Et finalement, ensemble on en rira
Je le crains ; car sans attente,
Il apprend patiemment.

Hier, le corps désespérait, il croyait
Que demain, tous les chemins s’effaceraient.
Et initialement, seul, il fallait en pleurer,
Il le sait bien, car dans l’attente,
Il s’attend au tournant.

La nuance, en soit, une vue cruciale,
Parfois glaciale et cruelle,
Parfois nue et crue ; elle
S’invite et facilite la suite.
Oui, la nuance essuie l’horreur,
Explicite une logique qui persiste
Et signe sans erreur.

Sourire.
Grandir.
Pleurer.
Se voûter.
Partager.
Aimer.
Soupir, et
Mourir.

Enraciné

Tant à donner, personne pour pardonner.
Perçoit en mes yeux la peine partagée.
Au moins, la souffrance a quelque chose à offrir.
Je sais comment la détruire.

Mais cela amène quelque chose de faux.
Cela mène à quelque chose de faux,
Quelque chose de si faux.

Plus d’envies ; j’ai appris un soir la combine ;
Comme Corbin, surseoir dans le noir à moitié en vie.

Tout à panser, rien à penser,
À peine la force de continuer.

Tant à donner, personne pour pardonner.
Perçoit en mes yeux la peine partagée.
Au moins, la souffrance a quelque chose à offrir.
Je sais comment la détruire.

Mais cela amène quelque chose de faux.
Cela mène à quelque chose de faux,
Quelque chose de si faux.

 

Vigilate

Je concédais ; quelque chose viendrait,
Mais j’attends toujours.
Je comptais cette noirceur morose hors du concret,
Mais cela me maintient pourtant contestant tous les jours.

J’assimile le chemin par cœur,
Si les mots roses s’envolent, les maux, eux, restent.
Impossible de rester impassible à ce qui m’écœure ;
Un pas ici et on ne sait si l’on passe le test.

Ma vie, une réplique de l’avenir –
De l’observateur dans Fringe :
C’est-à-dire “September” ; Il ne peut guère intervenir.
Même mission que ses frères.
Juste étudier, éluder les révélations de la Terre,
Explorer la guerre entre les deux univers.

Vole-t-on authentiquement derrière des barreaux ?
J’évolue, comme un enfant en devenir … mais là-haut,
Mon innocence est à demi-morte ;
Le vent s’élève et le temps s’emporte.

Parmi les divergents, j’avance en redoublant de vigilance.
Pourquoi commander une soi-disant créance ?

Siège

Je me consume,
Pendant qu’ils se consolent
En consommant.
Tout est si lent
Dans le silence

Omnium omniprésent,
Homologué par les omnipotents.
Si la farce paraît factice,
Elle fabrique néanmoins les Hommes dans l’éternel
Depuis presque trop longtemps,
Tronquant la frêle senteur naturelle
Contre une pelle de malices
Pour le moins tranchante.

Si abscons d’assumer la faim,
Je suis bien trop cynique pour y mettre fin ;
S’il ne reste plus rien,
Laissons tout au Malin.

En orphelin,
J’hallucine d’être un avec toi ;
Enfin,
Se prélasser sur le toit.
Puis, nous pourrions éveiller la lanterne ;
Lutter comme deux zèbres ;
Se poursuivre dans l’ombre d’une caverne ;
S’enferrer allongés dans les ténèbres.

Immensité gênante, eau troublée,
En attendant que l’on s’harasse et crève.
Si l’on ne concourt plus dans cette immonde régate,
En ce monde, personne n’est là pour le relever.
Lève les bras et grogne,
Rêve de l’approche au fond du lac ;
Domine et cogne
Pour réduire la cité à une profonde fièvre.