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Au fil de l’âme

L’Homme sensé mais insensible assujettit l’idiot ;
L’Homme idiot encense l’insensible,
Et l’Homme sensé mais sensible maudit l’idiot.

Au fil de l’âme, nage un chant qui se réclame.
Au fil de l’âme, flotte un chant d’épithalame ;
Un bon jour étreint dans tes cheveux ;
Un bonjour éteint d’entrée de jeu.

Celle-ci me sourit
Sans souci,
Mais je perce son masque
Sans grâce.

La victoire est illusoire.
Brasser du vent auprès d’incompétents,
Sans le savoir,
Ou en le sachant pertinemment.

Dépenser son énergie
Pour des abrutis finis,
Eux qui adulent, et qui, adultes,
Se mouvront en nos ennemis.

Pourquoi mentent-ils
Et ne nous entendent-ils pas ?
Pourquoi ce sourire gracile
Se signale si indélicat ?

Stupéfaction que l’action
Stimule la prédestination
D’Artorias.

L’exaction de la maestria
M’attrista, puis me congédia,
Bientôt ôtée de la fiction.

Pureté

Aucune règle, aucun mensonge,
Ne refrènent mes songes.
Où le temps ne subsiste plus,
Tu me surprendras nu.

Exaltation fantasque,
Illusion sans masque ;
Juste être, vraiment être,
Dans l’acceptation et la compassion.

Prédication tutélaire, sens, saveur ;
Rédemption libertaire, sens, sauveur ;
Revanche à l’encontre de l’iniquité,
Pervenche contre la frivolité.

Endosser l’erreur vénielle,
Ambroisier la fureur du ciel,
Emporter la douceur du sel,
Embrasser, sans douleur, tel quel.

Fureur

J’m’isole, c’est rien ;
J’rêve de mi-dor serein
Donc j’m’immole en vain.
Dehors, prendre le pli est passible de mort.
Le pire est de savoir qu’ils n’imaginent pas qu’ils ont tort.
Leur objectif : le bûché ;
Donc il faut objectiver dans l’secret.

J’en connais qui ce sont égarés ; ils sont plus d’un.
Même au plus bas ne m’viendrait pas l’idée de conjuguer avec le purin ;
Y a pas d’attendrissement dans l’vide, nan, nan, nan.
Heureusement, le diamant ne peut s’abîmer qu’au contact d’un autre diamant.

Caste d’incompris qui doit se cacher pour vivre ;
De surcroît, réfléchir pour arriver à arrêter de réfléchir.
Un esprit rempli d’ennuis abolissant l’envie ;
Ils sont épatants à exister sans vie.

Parfois, j’me d’mande pourquoi j’m’évertue à rester poli.
Même réaction qu’en touchant des orties.
Face à l’hydre, inutile de s’appliquer à couper des têtes ;
Me détruire pour tomber à leur niveau restera mon plus grand échec.

Tout ça n’peut aboutir qu’à un pat avec le camp adverse.
Je transcris le cri quand enfin vient se pointer l’averse.
Je suppute si ces putes me soulagent avec des billets.
Qu’ils viennent me piller, je n’vais jamais plier.

Idéal

Providence de la Providence,
Quintessence de la quintessence.
Héros zéro en rotation
Dans une autre dimension
Pour se consoler de la réalité.

Idéal, reflet de l’âme ;
Non enfermable
À la seule matérialité.
Poursuite sans répit ni trépas.
Polir les pourtours
Pour toujours.
Plus pure répétition
Sans superstition
Ni compétition.

Idéal scientifique, idéal empirique,
Assemblés au sein d’une mosaïque
D’un absurdoué taillé pour constater
Que le monde n’est pas ce qu’il devrait être.
Les aliénés l’ont noyé dans la folie du paraître.

Se gouverner par sa propre volonté.
Insulte-moi d’utopiste et je n’insiste.
Sans fin je suis la piste de l’idéal qui fuit.

Ce qui est effectif est rationnel.
Pense-y en effaçant le monde …

Supreme

Connaissance, fruit maudit de l’expérience.

Mes thématiques : toujours mathématiques.
J’abrite une critique écoutée comme chimérique.

Amical sans être familier,
Entouré de vulgaires, familiers,
Sans être, amicals.

Plus l’individu est, plus l’énigme est passionnante.
S’aborder ou saborder. J’attaque la corruption ridicule,
Car je ne me sens pas si bien dans cet étau minuscule
Qui m’étreins au quotidien.

En effet, en enfer, je te considère,
Et en fait, je crois que tu ne peux rien pour moi.
Alors pourquoi je lutte pour toi ?
La seule relation possible est de se voir
Dans le miroir.

Aucun intérêt à attendre l’éloge,
Mieux vaut rester dans la loge.
Pourquoi combattre avec les domestiqués
Ce que je peux trouver en moi dans le noir ?
Quelle utilité y a-t-il à utiliser
Mon pouvoir pour du pouvoir ?

7ème sens sans pareil dans les sept cieux.
Plus pure et parfaite expression,
Unicité en mission, en friction, grand bison.
5ème niveau dans la psycho’ de Dabro’,
Où j’esquisse les supplices des surclassés
Par des tours de passe-passe, pourchasse avec habilité
L’autorité sacrée qui m’entraîne : moi-même.

Tout détruire, puis tout reconstruire.
Je déduis, pour mieux me conduire.
Ne fais que creuser mon trou ;
C’est parfois un peu flou.
Toute action de création
Est d’abord acte de destruction,
Alors j’aborde la corde, accorde la corde,
Transborde l’aorte, absorbe la horde.

Certains s’établissent déshérités de valeurs,
S’amplifient dans l’erreur, mais la larme est l’arme.
Ils distinguent mal, s’imaginent le désordre ;
Boivent de la tise pour lâcher prise,
Pendant que j’intellectualise ;
Pendant que j’intellectualise ce que j’intellectualise …
Moi, dans la capsule, toi, dans le train du soir au matin.
Cycles divins, issue sans fin, tissu lointain,
Suprême souverain.

Ô.

Extrêmes

Un jour est noir, un jour est blanc,
J’en souris dans le silence.
Un jour est noir, un jour et blanc,
J’y survis par intermittence.

Aujourd’hui, l’esprit espère hors de l’hiver.
Demain, un nouveau chemin s’avancera.
Et finalement, ensemble on en rira
Je le crains ; car sans attente,
Il apprend patiemment.

Hier, le corps désespérait, il croyait
Que demain, tous les chemins s’effaceraient.
Et initialement, seul, il fallait en pleurer,
Il le sait bien, car dans l’attente,
Il s’attend au tournant.

La nuance, en soit, une vue cruciale,
Parfois glaciale et cruelle,
Parfois nue et crue ; elle
S’invite et facilite la suite.
Oui, la nuance essuie l’horreur,
Explicite une logique qui persiste
Et signe sans erreur.

Sourire.
Grandir.
Pleurer.
Se voûter.
Partager.
Aimer.
Soupir, et
Mourir.

Enraciné

Tant à donner, personne pour pardonner.
Perçoit en mes yeux la peine partagée.
Au moins, la souffrance a quelque chose à offrir.
Je sais comment la détruire.

Mais cela amène quelque chose de faux.
Cela mène à quelque chose de faux,
Quelque chose de si faux.

Plus d’envies ; j’ai appris un soir la combine ;
Comme Corbin, surseoir dans le noir à moitié en vie.

Tout à panser, rien à penser,
À peine la force de continuer.

Tant à donner, personne pour pardonner.
Perçoit en mes yeux la peine partagée.
Au moins, la souffrance a quelque chose à offrir.
Je sais comment la détruire.

Mais cela amène quelque chose de faux.
Cela mène à quelque chose de faux,
Quelque chose de si faux.

 

Supernova

Eveil seul dans le noir,
Exempt de soleil à l’horizon.

Vint enfin un brin d’amertume
Dans la céleste brume,
Brave lueur espoir.
En conséquence se nouent des fragments,
En un élémentaire instant.

Primordial matin sans couleurs rougeoyantes,
Autre aurore déconfite aux vains confins de l’attente.

Maître de cet Univers,
Autoriser à atomiser son ressenti à l’infini.
Mais cette immuable expansion le perd.
Un simple regard en arrière le sidère,
Et il dévisage le plus grand désastre.

Qu’est-ce que la réalité ?
Qu’est-ce que la fiction ?

Interrogation divine que l’on ne peut deviner
Pas à pas, de l’intérieur, en introspection.

Nomade unique, à la poursuite de la Monade galactique ;
Nouvelle observation
Qui fonde tant de tensions.
Attention,
Voilà une gravitation en perdition.

Projecteur fatal sur un noyau brûlant,
S’apprêtant à exploser en une fondamentale fureur.
Sans erreur sidérale, loin du paradoxe impérissable
Stellaire réponse à repenser en deux échos de mots.

 

Silence

Nouvelle naissance,
Non sans non-sens ;
Trop de connaissances
Est agonie.
Reste attentif,
C’est quoi l’motif ?
Appauvris,
Le cycle se recycle
Et récite sa recette ;
Ces mauviettes m’ont mis les nerfs à vif.

Dans cette dystopie millénaire,
J’ai appris à priser l’air
De ma propre prison,
Danse d’une saugrenue vision.
Y’a plus de vie privée,
Laisse moi te guider,
Seul l’esprit peut résister ;
Est-ce inné ?

À dessiner le dessein,
Je me décide,
À me destiner
Et me distancer
De ce cinéma maladroit ;
En quête du chemin droit,
J’zigzag dans le zoo
Là où Bernardo,
Le pote de Zorro,
S’exprime en vain.

Vigilate

Je concédais ; quelque chose viendrait,
Mais j’attends toujours.
Je comptais cette noirceur morose hors du concret,
Mais cela me maintient pourtant contestant tous les jours.

J’assimile le chemin par cœur,
Si les mots roses s’envolent, les maux, eux, restent.
Impossible de rester impassible à ce qui m’écœure ;
Un pas ici et on ne sait si l’on passe le test.

Ma vie, une réplique de l’avenir –
De l’observateur dans Fringe :
C’est-à-dire “September” ; Il ne peut guère intervenir.
Même mission que ses frères.
Juste étudier, éluder les révélations de la Terre,
Explorer la guerre entre les deux univers.

Vole-t-on authentiquement derrière des barreaux ?
J’évolue, comme un enfant en devenir … mais là-haut,
Mon innocence est à demi-morte ;
Le vent s’élève et le temps s’emporte.

Parmi les divergents, j’avance en redoublant de vigilance.
Pourquoi commander une soi-disant créance ?