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Interférence

Depuis longtemps déjà, le mouton noir a cessé
D’essayer de casser la porte de la bergerie.
Inutile de tergiverser ; je ris.
Leur vie se finira aux côtés de l’aumônier.

 

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Cela fait presque longtemps ; peille,
Dans cette société hâtive.
Bien moins tardivement, j’avais l’habitude maudite
De me disperser dans leurs interactions invisibles.
Mais dorénavant, elles s’achèvent toutes risibles.

Tous, écrasés par le véloce étau.
J’impose, à cette farce, mon veto.
Je fais trivialement ce qui me plaît ;
C’est fatalement ce qui leur déplaît.

L’interférence n’ébranle
Le chant de l’indépendance,
Car l’ignorance s’étend
Dans l’insistante inconvenance
De l’indifférence.
Persévérance, clef de sûreté,
Poussée par la pureté
De la nuance.

La rumeur paraît incontestable,
L’authenticité leur est indésirable.
L’humeur t’accable,
Opacité incomparable.
Ma fureur n’admet plus les coupables,
Et ma percée demeure impraticable.

S’éloigner sans haine de la cité,
Sans jamais traîner les pieds.
Empoigner l’épée sous peine d’être happé par les altérés.
Se concentrer, au sommet, sur la multitude.
Souhaiter s’aligner dans l’altitude,
Afin d’enfin s’astreindre à la complétude.

Cyclothymie

Sentiment envahissant qui se revendique achromatique ;
Détresse qui tresse sa route dans les égouts algiques
Et égoutte le dégoût, sans antalgique, au cœur de l’allégresse.
Se dresse la promesse d’une prouesse féerique, enchanteresse ;
Quelle délicatesse en déliquescence ;
Quelle impolitesse, oppressante en sa présence au présent.

Complexité flagrante atterrée
Dans l’attente
Des jours passés ;
Cité éclatante à enterrer
Dans l’intente ;
Déjoue l’acier.
Rectifier son lacet
Sans se lasser,
En s’arrêtant
Et en se penchant
En silence,
En songeant.

Sans substance, la paix est rance ;
L’envie de commettre ce meurtre
Se heurte à cette fleur intérieure,
Écœurant celui qui l’effleure.

Les vils serres se resserrent ;
Et, la nuit, la vie sert les viscères.
Marche nocturne,
Hourvari taciturne ;
Au sein d’une forêt de houx en hiver,
J’erre, comme un loup solitaire.

Peut-être peux-tu tâtonner, te défausser ;
Déformer, détourner,
Écorcher mon entité.
Pourtant, je me suis éloigné
Artistement depuis longtemps
Dans les étoiles du firmament.

Piège de néant

I’m so bored in emptiness’ room
Waitin’ in shadows’ loneliness movin’

Bored in emptiness’ room,
Faced frontly the empathy movin’
They think it’s closed-minded
‘Cause it’s thinking differently
& I felt sometimes depressed
Thinking they’re all the same …
What a shame
When I can’t stand the glorious agony

Pas de carburant à échouer dans des pourparlers gênants ;
Géant, abrogeant de bon gré, mutuel gain de temps.
Je me prends ce sale argent et m’entreprend au volant
Pour voler compendieusement vers ma planque.

Conflagration contrainte dans la consternation,
Obligation de la feinte ; enlacer la constellation
Peinte dans l’action et la crainte des maudits démons.
Temps d’inspiration afin d’atteindre une perfection d’illusions.

Indécente bouteille à la mer, je réitère,
Cet amer et vérace ver :
Je souris pour ne pas que tu vois que je pleure,
Ma révolte enfante des valeurs.

Éponter le monde s’annonce tatillon pour l’homme-papillon,
Alors il corrobore, se décrivant comme inventif
Dans la contemplation,
Gloire aux nantis nés sans motif,
Au néant créatif en exécutions,
Honte aux cents volontés qui épongent l’éponte
Et s’enfoncent dans le conte du comte.

Liaison nucléaire

Regard prolongé intense ;
Cœur perd pied, en balance.
Communication tacite,
Abandon factice.

Connexion si profonde,
Comme se connaître
De l’origine à la fin des mondes,
Sans frime du paraître.

Pensées d’amour en boucle ;
Réalité aux contours moins souples.

Hasard attendrissant,
Questionnement saisissant,
Pour cet investissement
Hagard et impertinent.

Irrationnel, si superficiel,
Rationnel, si scientifique ;
Soigner la mise en selle,
Ou contrer l’énergie atomique.

Perception subliminale

Tes courbes exquises, ta poitrine idéale,
Tes rondeurs divines, à la superbe inexprimable,
Ton déhanché effronté, sans théâtralisation,
Ton charme en toute simplicité, ton regard de passion.

Tes longs cheveux à la prise facile,
Ta fougue de chevet, tes quelques plaisirs secrets,
Ta bouche aux lèvres pulpeuses et graciles,
Tes touchers qui font palpiter mon cœur avec ardeur.

Ton regard complice si l’on s’enlace ;
Ton corps sublime, sans que jamais je m’en lasse,
Ces instants magiques qui ne s’enlisent que très rarement,
Qui m’éloignent d’un désœuvrement tragique jusque là ressenti rapidement.

Notre indépendance,
Notre différence,
Notre altitude,
Notre complétude.
Nos luttes,
Tes turluttes.

Avec toi, le plaisir charnel semble naturel, d’un amour si sûr et éternel ;
Avec toi, le désir sexuel paraît irréel, d’un amour si pur et sensuel.

Le long de ta nuque, jusqu’aux grains de beauté,
Je me souviens de chaque détail de ton corps éthéré.

Mes pattes, sur ton corps,
Sur ton corps sublime ;
J’en pâtis, m’épate et m’abîme
A y songer encore.

Paralipse

Ce truc en tête,
Ce truc n’est pas présentable ;
Ce truc dans tête,
Ce truc qui fout mal de crâne.

Vise entre les lignes,
Diff’ parmi les dignes,
Use par les signes,
Vrai jeu entre cygnes.

Navigue entre les lignes,
Pilonne parmi les dignes,
Sillonne par les signes,
Vrai feu entre deux cimes.

Entre lèse et estime,
Entre, leste, en cet hymne,
Estime tant de lettrisme,
Esprit entend truisme.

Ce suc en tête,
Ce suc n’est pas palpable ;
Ce suc de poète,
Ce suc qui fouille dans l’âme.

Comptes rendus

Le noyau de cette réunion est manquant ;
Le pivot y demeure clairement absent.
Où sont les adolescents ?
Sans prétention,
Est-ce abscons ?

Ils serpentent sans fin sans finir par dire ce qu’il faut lire,
Pendant que j’sens que j’attends sans attente en latence.
Leurs problématiques usées sont historiques, juste des cycles.
Leurs “nouveautés” restent du papier recyclé de mauvaise qualité.
Ils s’estampent et je m’estompe dans la messe du temps,
En présageant de disparaître dans un coup de vent.

It’s like I’m far beyond on the mountain,
Avoiding the glory rain,
While they’re still waiting the train
Waiting for a fucking train in vain…

Celle-ci étale sur la table son malheur,
Je flaire son mal, sa profonde rancœur.
Celui-ci évoque son adorable idéal,
En loques, pourtant si misérable,
Mais fascinant en cette lancinance ;
Parfaitement incroyable !
Ma figure : antipathique, inexpressive ;
Mon cœur, en un hic : pétulant contre l’invective.
Dans mes impénétrables songes,
Je dévisage le grand mensonge.

Je n’ai rien à dire, ce serait trop direct et brutal.
Je préfère écrire, sembler abject – mais surtout ingouvernable -,
Plutôt que de brasser du vent avec ces gens au comportement de mauvais enfants ;
Ces mêmes gens impertinents, intolérants, inconséquents,
Qui se prétendent si gentiment indulgents.
S’ils se proclament ouverts, leur coquille est pourtant vide.
Je les acclame à l’envers, leur béquille n’est qu’un suicide.

Au fil de l’âme

L’Homme sensé mais insensible assujettit l’idiot ;
L’Homme idiot encense l’insensible,
Et l’Homme sensé mais sensible maudit l’idiot.

Au fil de l’âme, nage un chant qui se réclame.
Au fil de l’âme, flotte un chant d’épithalame ;
Un bon jour étreint dans tes cheveux ;
Un bonjour éteint d’entrée de jeu.

Celle-ci me sourit
Sans souci,
Mais je perce son masque
Sans grâce.

La victoire est illusoire.
Brasser du vent auprès d’incompétents,
Sans le savoir,
Ou en le sachant pertinemment.

Dépenser son énergie
Pour des abrutis finis,
Eux qui adulent, et qui, adultes,
Se mouvront en nos ennemis.

Pourquoi mentent-ils
Et ne nous entendent-ils pas ?
Pourquoi ce sourire gracile
Se signale si indélicat ?

Stupéfaction que l’action
Stimule la prédestination
D’Artorias.

L’exaction de la maestria
M’attrista, puis me congédia,
Bientôt ôtée de la fiction.

Pureté

Aucune règle, aucun mensonge,
Ne refrènent mes songes.
Où le temps ne subsiste plus,
Tu me surprendras nu.

Exaltation fantasque,
Illusion sans masque ;
Juste être, vraiment être,
Dans l’acceptation et la compassion.

Prédication tutélaire, sens, saveur ;
Rédemption libertaire, sens, sauveur ;
Revanche à l’encontre de l’iniquité,
Pervenche contre la frivolité.

Endosser l’erreur vénielle,
Ambroisier la fureur du ciel,
Emporter la douceur du sel,
Embrasser, sans douleur, tel quel.

Fureur

J’m’isole, c’est rien ;
J’rêve de mi-dor serein
Donc j’m’immole en vain.
Dehors, prendre le pli est passible de mort.
Le pire est de savoir qu’ils n’imaginent pas qu’ils ont tort.
Leur objectif : le bûché ;
Donc il faut objectiver dans l’secret.

J’en connais qui ce sont égarés ; ils sont plus d’un.
Même au plus bas ne m’viendrait pas l’idée de conjuguer avec le purin ;
Y a pas d’attendrissement dans l’vide, nan, nan, nan.
Heureusement, le diamant ne peut s’abîmer qu’au contact d’un autre diamant.

Caste d’incompris qui doit se cacher pour vivre ;
De surcroît, réfléchir pour arriver à arrêter de réfléchir.
Un esprit rempli d’ennuis abolissant l’envie ;
Ils sont épatants à exister sans vie.

Parfois, j’me d’mande pourquoi j’m’évertue à rester poli.
Même réaction qu’en touchant des orties.
Face à l’hydre, inutile de s’appliquer à couper des têtes ;
Me détruire pour tomber à leur niveau restera mon plus grand échec.

Tout ça n’peut aboutir qu’à un pat avec le camp adverse.
Je transcris le cri quand enfin vient se pointer l’averse.
Je suppute si ces putes me soulagent avec des billets.
Qu’ils viennent me piller, je n’vais jamais plier.