Category Archives: Writings

Writing is a tool of freedom.

Innocence perdue

Pas le temps, pas d’argent,
Pas de plan, pas le temps,
Pas d’argent, pas de plan.

Juste la chambre, du talent,
Du calme quand – j’étale blanc.

Le gars lent – est partant,
Mais parti, pas ici.
Le gars lourd – est partout,
Mais poli, agrandit.

Accablant, accablé.
A table, et mens-je …
Je me délecte, ils me débectent.
Accélère, ou vénère.
Où qu’tu sois, il t’aura,
Le cauchemar. C’est con ça,
Qu’on l’sache, on l’conçoit.
On dira : “on verra”.

Dessein artistique

Peut-être que si je le faisais pour l’argent,
J’aurais largement le temps de faire de l’art …
J’ai faim, c’est déjà trop tard !
J’feinte le pouvoir, j’feinte de pouvoir …

Travail rigoureux face à la mafia silencieuse ;
Pas de limite à ma réalité,
Posé sous un pommier, j’attends l’idée.
Et ils se disent : “mais pourquoi
Va-t-il dans la direction opposée ?”

J’veux plus jouer, j’n’ai plus pied.
Continuer à balbutier, en attendant
La balle, butiner.
J’défis la vie courante,
J’la ferme quand tu chantes.
Non ! Pas d’anarchie,
Ici on est en nanard-chie ;
J’veux plus de ce rôle limité,
Allé ouvrez-moi les portes de l’Elysée
Pour licencier toute l’armée.

Lie sans cesse toute l’année,
Mais la propagande ne cessera jamais d’exister,
Alors tu continueras à rêver de beauté
Et à répondre à l’autorité.
Est-ce que je dois utiliser leurs méthodes ?
Modeler ma personnalité pour entrer dans leurs codes ?
Non, j’esquive et
Je t’explique mon solide soliloque.
À mon tour de te distraire avec un peu de mystère,
Pendant qu’ils exagèrent les grandes tendances populaires.

Faut s’y faire, pas s’y fier.
Uniformiser la pensée sans budget limité.
Conçu pour répondre aux demandes d’un marché
Qui ne risque pas de stimuler de nouvelles manières de penser.

Alors l’art pour l’art,
Ou l’art pour l’argent ?
Je me lance, j’ai peur de me lasser
Et de devoir enlacer les liasses.
D’ores et déjà certain de la conversion,
J’dois mettre fin à la conversation.

Artistic purpose

Maybe I should do it for money,
I would have plenty of time to do art …
I’m hungry, it’s already too late!
I impede power, I defy power …

Rigorous work against the silent mafia;
No limit to my reality,
Lying under an apple tree, I wait for the idea.
And they say to themselves: “but why
Is he going in the opposite direction? ”

I don’t want to play anymore, I don’t have foot.
Continue stammering, waiting
The bullet, foraging.
I defy everyday life,
I close it when you sing.
No! No anarchism,
Here we are in nanard-chy;
I don’t want this limited role any longer,
So open to me the doors of the Elysee
To dismiss the whole army.

Bind constantly throughout the year,
But propaganda will never cease to exist,
So you will continue to dream of beauty
And to respond to authority.
Do I have to use their methods?
Model my personality to enter their codes?
No, I dodge and
I explain to you my solid soliloquy.
It’s my turn to distract you with a little mystery,
While they exaggerate the great popular tendencies.

You must accept it, don’t trust it.
Standardize thought without a limited budget.
Designed to meet market demands
That doesn’t risk stimulating new ways of thinking.

Then art for art,
Or art for money?
I start, I’m afraid of getting tired
And to have to put the bundles together.
Already certain of the conversion,
I had to end the conversation.

Sourire perdu

Le sourire naïf de l’enfant qui s’étend m’éprend ;
Vague souvenir d’un avenir endormi qui s’étire et s’éteint.
Ce cœur prit au dépourvu qui a honte, qui comte ;
Des mois, des années à passer ; il ne reste qu’à faire le ponte
Pour caresser l’espoir illusoire, avant d’enfin choir.
Pourquoi ne pas tenter de raviver le feu, s’il s’émeut ?
Autant jouer franc-jeu, céder aux aveux, s’engager sans adieu.
Qui a su planter et supplanter ce magistère amer ?

Doit-on guider cet innocent au-dessus de la route morte ?
Doit-on créer l’évidence de l’existence que je rapporte ?
Sanguinaire réalité que l’encre ne peut suffisamment noircir.
Dans mon imaginaire, je l’ai cru pâlir à la seule esquisse du vice,
Alors qu’il riait avec désir, détaché de la société qui sommeille
Dicte la mise en scène et lance sa haine.

Photo © Helen Whittle

Respire

Les larmes ne peuvent entacher cette douleur incurable.
Tapie dans l’ombre, prête à s’acharner, inépuisable.
Ardu est l’accès au droit chemin, entouré par ces laquais perdus.
Sans ailes, je m’envolerai quand même, même s’ils m’attristent et m’agrippent les pieds pour m’empêcher de m’élever.

Tant de douleur pour ce petit cœur qui s’étouffe,
Mais n’en souffle pas un mot.

J’ai maudit leur faiblesse en restant calme, par discipline.
Eux deviennent vils, car serviles dans ces grandes villes.
Ce poison, ma médication, agit tel un fortifiant, bien trop méfiant
Je ne peux obéir à leur destinée marquée au fer rouge.

Cri silencieux qui n’émeut plus les meutes ; (faut que j’bouge !)
Les masses à la ramasse glissent et subissent ; (j’enfile le masque).
Incapables incapables de ne pas s’accaparer le palpable ; (je suis paré !)
Ma grandeur n’a d’égal que la noirceur de mes maux ; (mémoriser).
Mes mots, risée, mais rusés ; sous une lueur tamisée, t’as misé,
T’as perdu, t’es perdu, t’en peux plus, t’en veux plus !

L’homme sage affronte l’homme singe ;
La liberté, une conquête que l’on quête loin des honneurs.
Pour certains, une simple valeur marchande
Que l’on échange contre l’acceptation des inégalités légitimées.

Deviens le complice, reste novice.
Pourri pour rien, pourvu que rien
Ne puisse perturber ta prison
De vices, pas de mission.

Cher aux codes d’une culture qui ne cherchent pas des clowns clonés,
Et si je finissais comme George Clooney ?
Tous ces Hommes semblent possédés par le Syndrome de Stockholm
Tandis que je me prends pour Sherlock Holmes.

Malheureusement trop complexe pour les cons perplexes,
Ils me verront comme un malade sans complexe
Complètement déconnecté de leur réalité, façonnée depuis tant d’années.

Gloire au capitalisme avancé.

Lost Smile

The naive smile of the child that expand fascinates me;
Vague memory of a sleeping future that stretches and goes out.
This heart caught off guard, who is ashamed, who counts;
Months, years to pass; It only remains to make the laying.
To caress illusory hope, before finally falling.
Why not try to revive the fire, if he’s affected?
Play fair game, yield to confessions, commit without farewell.
Who knew how to plant and supplant this bitter magisterium?

Should we guide this innocent man over the dead road?
Should we create the evidence of the existence I report?
Bloody reality that the ink can’t sufficiently blacken.
In my imagination, I thought he was pale at the only sketch of vice,
While he laughed with desire, detached from the sleeping society
Which dictate the staging and launch his hatred.

Breathing

Tears can’t stain this incurable pain.
Tucked in the shadow, ready to bustle, inexhaustible.
Difficult is the access to the right path, surrounded by these lost lackeys.
Without wings, I will fly away anyway, even if they sadden me and clutch my feets to prevent me from climbing.

So much pain for this little heart that chokes,
But doesn’t breathe a word about it.

I cursed their weakness by remaining calm, by discipline.
They become vile, as they are servile in these big cities.
This poison, my medication, acts like a fortifier, far too wary
I can’t obey their destiny marked with red iron.

Silent cry that no longer moves the packs; (I must move!)
The lost masses slide and undergo; (I pull on the mask).
Incapables incapable of not grabing the palpable; (I’m ready!)
My greatness is only equal to the blackness of my ills; (memorize).
My words, laughingstock, but cunning; Under a dim light, you’ve bet,
You loose, you’re lost, you can no longer, you want more!

The wise man confronts the ape man;
Freedom, a conquest that is sought away from honors.
For some, a simple market value
That they exchange against the acceptance of legitimated inequalities.

Become the accomplice, remain novice.
Rotten for nothing, hope nothing
Can disrupt your prison
Of vices, no mission.

Dear to the codes of a culture that don’t seek cloned clowns,
What if I finish like George Clooney?
All these humans seem possessed by the Stockholm Syndrome
While I take myself for Sherlock Holmes.

Unfortunately too complex for the perplexed idiots,
They will see me as a crazy without complex
Completely disconnected from their reality,
Shaped for so many years.

Glory to advanced capitalism.

Caché des masses

Totalement invisible, j’invite un imbécile à s’exprimer à ma place.
Je n’ai pas ma place ici, j’vise l’après.
Après tout, c’est tout ce que je peux faire :
Faire part de mes idées dans des faireparts fait par des usines nuisibles.

La nuit tout est plus lisible ;
L’illicite domine illico,
Tu as beau comprendre le jeu,
Tu ne peux en faire tomber les dominos.

L’abdication intellectuelle est telle que lire un livre est difficile, voire devenu impossible !
Le passé est raturé, la rature oubliée, et le mensonge devient vérité.
Les plus domestiqués ont accroché un animal à une laisse ;
Sous le collier, ils délaissent leurs frustrations oubliées.

Ceux qui ne savent pas qu’ils ne savent pas s’aventurent dans l’œil du cyclone,
De loin, des clones bouffis d’orgueil.

Ainsi, ma singularité se confirme et s’affirme.
Je vacille et j’oscille entre l’ogre bourgeois et le pauvre du prolétariat,
Sans jamais pardonner ces deux scélérats.
Et dans l’ombre, ma destinée s’accomplit sans qu’on pille mon identité innée.

Golem tes yeux ont vu

L’astre étincelant s’éteint,
Seulement j’étreins le grand désastre.
L’Histoire, une boucle,
Un accessoire bien souple.
Un message qui ménage les ménages ;
Le totem les transforme en golems.

Des méninges, ils n’en ont plus.
Ils creusent (ils creusent), je n’en peux plus.
Je déménage, fuyant la gloire du néant,
Le silence, tranquillement, s’étend …

Je mets tant de temps à perdre,
Allongé dans l’herbe ;
Mais tout disparaît dans le paraître …
Pas vrai ?

Devin allongé sur un divan ;
Demain, s’écouter longtemps.
Émet mal, mauvais signal.
J’me signale, original.

Hidden From the Masses

Completely invisible, I invite a fool to speak in my stead.
I don’t belong here, I aim the after.
After all, that’s all I can do:
Share my ideas in invitations made by harmful factories.

At night everything is more readable;
The illegal dominates right away,
You understand the game well,
But you can’t make the dominoes fall.

The intellectual abdication is such that reading a book is difficult, almost impossible!
The past is erased, the erasure forgotten, and the lie becomes truth.
The most domesticated have hooked an animal to a leash;
Under the collar, they abandon their forgotten frustrations.

Those who don’t know that they don’t know are venturing into the eye of the cyclone,
From a distance, bloated clones of pride.

Thus, my singularity is confirmed and asserted.
I waver and oscillate between the bourgeois ogre and the poor of the proletariat,
Without ever forgiving these two scoundrels.
And in the shadows, my destiny is fulfilled without being robbed of my innate identity.