Category Archives: Writings

Writing is a tool of freedom.

Schizophrenic Culture [FR]

 

Pendant qu’ils s’enfoncent sur les autoroutes du mensonge,
Dans ses songes, il prépare une nouvelle battue.
Il s’est battu pour découvrir le chemin de la Vérité,
En vérité, t’es tellement loin du réel que tu n’captes même plus que tu es abattu.
Ah bah tu crois qu’c’est ça la vie !
Tu n’vois même plus les journées défiler,
Des filles débridées qui te dictent quand jouir,
Histoire de dire, direct que ça va mieux, mais en fait … Euh …

Eux ils peuvent penser pour toi, t’inquiète.
Eux, ils peuvent panser tes peines, t’inquiète.
T’as juste à te laisse guider par leur vérité ;
N’essaye pas de vérifier et contente toi d’acquiescer
Et puis reste là à végéter, comme Végéta tu ne seras jamais le premier !

Effeuille tes frustrations stériles,
Ruisselle de sensations futiles,
Oscille entre fuite et silence,
Gaspille, entre vide et puissance.

Des gémissements incessants – si fatiguant – l’ont poussé aux confins du néant.
Un pied à terre, autrefois si fier, il se fait le bouc-émissaire de ses pairs,
Aimantant les fautes émanant des autres,
Leurs mensonges multipliés, ultime recours à l’irréalité.

Milles efforts effacés en une fraction de seconde ;
Milles vérités vociférantes mais vaines, verrouillées sans attente.
Constat déprimant qu’on s’inflige ;
Fracas imminent et on vacille.
Un peu de larmes, peu d’appétit,
Ainsi s’effleure petit à petit le goût de la vie.
Vite fuir tout ça, partir d’ici,
S’éloigner là-bas, loin du fouillis.
De ces figures féroces, fascinées par si peu …
De ces fissures atroces, abandonnées par les Dieux.

Vite enfuir tout ça, partir d’ici,
S’échapper là-bas, loin d’un ramassis
De conneries constamment appuyées,
Pensées comme permanentes,
Mais violentes et inventées, imposées.

Populations acculturées, ignorant les ignorés,
Facilement fascinés par la décadence, fuyant fatalement l’excellence.

Soumission

Ô prolétaire soumis au fascisme,
Qu’observes-tu dans le capitalisme ?
Individu dépossédé de lui-même par choix,
D’alternative tu n’auras.

Copie tes maîtres pour espérer exister,
Ainsi tu pourras te complaire dans l’illusion de la liberté
Que seule la mort viendra finalement t’offrir,
Après tout ce que tu as pu subir.

Le divertissement est un bain vivifiant
Que tu dois te prescrire continuellement.
Sois fidèle à ce théorème, ce si glorieux phénomène
Qui t’amène au sommet du système.

Noyé dans la supercherie d’une industrie
Qui n’a plus rien d’une théorie,
Oublie la compassion, compagnon ! Car ta rébellion
N’entraîneras que ton exclusion de cette civilisation.

Submission

O proletarian submitted to fascism,
What do you observe in capitalism?
Individual dispossessed of himself by choice,
Alternative you will not have.

Copy your masters to hope to exist,
So you can revel in the illusion of freedom
That only death will finally offer you,
After all you’ve been through.

Entertainment is an invigorating bath
That you must prescribe yourself continually.
Be faithful to this theorem, this glorious phenomenon
That brings you to the top of the system.

Drowned in the trickery of an industry
Which is no longer a theory,
Forget compassion, companion! Because your rebellion
Will only bring your exclusion from this civilization.

The Factory

The Factory

Time ; Wisdom ; Money ; Speed
Factory, Modernity ; Putrid, Reality.
Storefront, banality ; Chrysalis, Trapped.

Shaped by unremitting repetition, and finally erased facing a tireless sophistication,
The human stupefied himself in his manufactures before being confined in his car,
Then he vanishes in his offices, praying in vain to win the lottery.
Entangled in the stock market race like vultures, what a beautiful course …
Hands in front of the eyes … Please, shut up, it’s hollow.
Pay your bills and consume so that in sum you can offer yourself the last IPhone.
Do not question anything, continue your vain action;
Be greedy and glide over the wave of pleasure, drown yourself in the industry of desire.

Citizens become consumers, through the hands of fabulators;
Thrown into a large pit, broken in a single breath,
Chew mechanically for enrichment
Of a minority disconnected from realities, the echo of a sad truth astray,
Captured by this sad bird, casino capitalism.

Overwhelmed by a tiresome and passable work, you are distressing,
Exhausted, you don’t have time to think anymore, you are annoying,
Lock yourself in this pathetic false life if it pleases you,
Know that you clearly make me vomit, your avid ignorance is my suffering for life.

You have condemned yourself wrongly to death as a redneck gentleman,
Thinking you would reach the top you are stunned, that’s serious,
Ron you no longer feel the weight of their nonsense constantly interfering,
If only you could see, if only you knew, if only …

I’m focused to center myself on truth,
Leaving me to a desolate reality of all freedom,
Sickened by the matrix, I get used to it,
Controlled by your caprices, you capitulate.

While the sophists are laughing in their graves,
An earthquake stretches and prepares in the only darkness;
The fossils oscillate under the heaviness of silence,
The awareness grows.

 

Random Thoughts

Si les élites intellectuelles, supposées être la source de l’engagement et de la contestation contre un pouvoir corrompu, et les médias, 4e grand pilier de la “démocratie”, sont acquis à la cause et aux idées du pouvoir, ce qui est représenté par la défense égoïste de leurs propres intérêts dans la société capitaliste, comment peut-il y avoir une contestation quelconque ?

If the intellectual elites, assumed to be the source of commitment and protest against a corrupt government, and media -the fourth great mainstay of “democracy”- are committed to the cause and ideas of power, which is represented by selfish defense of their own interests in the capitalist society, how can there be any objection?


Si l’art est égoïste à sa forme brute, il ne peut pas être reconnu sans l’aide des autres. L’art est ainsi à l’image de l’Homme : égoïste par nature mais incapable d’exister et de survivre sans le soutien d’autrui.

If art is selfish in its raw form, it can not be recognized without the help of others. Art is thus the image of man: selfish by nature but unable to exist and survive without support from others.


Si plus personne ne se soucie de vous, existez-vous encore ?

If no one cares about you anymore, do you still exist?


Très peu posent des questions, et quand ils en posent, souvent n’écoutent pas les réponses.

Very few ask questions, and when they ask, frequently do not listen to the answers.


Dans un monde irrationnel, une personne rationnelle est vue comme une personne irrationnelle par une personne voyant ce monde comme un ensemble rationnel.

In an irrational world, a rational person is viewed as an irrational person by a person seeing the world as a rational whole.


Nous vivions dans un jeu “Pay to Win” où la plupart d’entre nous n’ont pas d’argent. Certains ont arrêté d’essayer parce qu’ils étaient épuisés, ou parce qu’ils avaient compris qu’ils étaient trompés, ou parce qu’ils ont appuyé sur “End Game”.

We’re living in a “Pay to Win” game where most of us have no money. Some stopped to try because they were tired, or understood that there were fooled, or pressed “End Game.”


L’illusion est un choix et le choix une illusion.

Illusion is a choice, and the choice an illusion.

 

Comment les structures sociales et idéologiques influent sur une production culturelle ?

Comment les structures sociales et idéologiques influent sur une production culturelle ? (Analyse au travers des Règles de l’art de Bourdieu)

Une structure sociale est un ensemble de relations unissant les individus membres d’une même organisation au sein d’une société à une époque donnée. Une idéologie est un ensemble plus ou moins cohérent d’idées, de croyances et de doctrines philosophiques, religieuses, politiques, économiques, sociales, propre à une époque, une société, une classe et qui oriente l’action. Une idéologie est typiquement imposée d’autorité, par un endoctrinement (enseignement) ou de façon imperceptible dans la vie courante (famille, media). Une idéologie dominante est diffuse et omniprésente, mais généralement invisible pour celui qui la partage du fait même qu’elle fonde la façon de voir le monde. Elle peut se voir octroyer une valeur dépréciative, l’idéologie dominante étant une superstructure de la société dont elle émane et qu’elle soutient. C’est notamment le cas dans le cadre du marxisme où cette construction intellectuelle créée une vision du monde qui masque la réalité, c’est à dire la poursuite d’intérêts matériels égoïstes renforçant la domination d’une structure sociale privilégiée. Une production culturelle est un processus par lequel une personne exerce une activité qui cumule un facteur de travail et un facteur de capital. Cette activité exprime et affirme une vision du monde, commune, ou non, à un groupe d’individus.

Il semble nécessaire de s’arrêter sur l’analyse de Bourdieu quant aux classes sociales, qui structure une société donnée dans un temps donné. Le sociologue concilie la position réaliste de Marx – les classes ont une réalité objective et ne sont pas uniquement des catégories construites par le sociologue – et la conception nominaliste de Weber – les classes sociales ne sont qu’une construction de l’observateur et non une représentation de la réalité, produit de ce que le sociologue nomme et n’ont pas nécessairement une existence réelle dans la société. Bourdieu établit une distinction entre « classe virtuelle » et « classe réelle », les classes sociales étant une construction intellectuelle (même si un travail de mobilisation politique peut les conduire à devenir des acteurs politiques). Ainsi, le capital culturel (l’éducation) est une ressource, au même titre que le capital économique (les revenus et le patrimoine) et le capital social (les relations familiales, amicales et professionnelles, le prestige et la maîtrise des « règles du jeu »), et permet de définir une position de classe par le biais d’un « volume de capital possédé ». Plus le capital est élevé et plus la classe est élevée, et inversement. Pour Bourdieu, c’est le sociologue qui construit les classes sociales en rassemblant des individus possédant une même position de classe : l’analyse du capital et de la place dans l’espace social des individus permet de définir des « classes probables ». Continue reading Comment les structures sociales et idéologiques influent sur une production culturelle ?

Chess and Math

Sometimes he sacrifices his two towers to save his king,
And the pawns move quickly.
An invisible hand moves forward, her shadow hovering on the game;
Suddenly she takes one and advances it;
But it’s only a sacrifice for a cause that surpasses them all.
Some crazy avoid the known paths,
Preferring diagonal reflections,
Hating going straight ahead without asking questions.
Are they involved? Are they outdated?
Anyway they are part of the game …

Black or white, or perhaps red or blue, a drastic choice is required.
Everything is calculations and forecasts, cumulation and falsification;
Divert attention to better advance the master piece;
When the Queen comes into play, all the others collapse:
She advances in all directions,
Takes up the role of the pawn, makes the bishop and its twin towers invisible.
She and her king form this perfect duo,
Sitting on their omnipotence, with an unshakeable appearance.

But sometimes, their underlings associate and deliver the game:
Attention has been diverted …
They forgot the knight;

Chess and Math.

Échecs & Maths

Parfois, il sacrifie ses deux tours pour sauver son roi,
Et les pions s’agitent vite.
Une main invisible s’avance, son ombre planant sur le jeu ;
Soudain, elle en prend un et l’avance ;
Mais ce n’est qu’un sacrifice pour une cause qui les dépasse tous.
Certains fous évitent les sentiers connus,
Préférant les réflexions diagonales,
Détestant aller tout droit sans se poser de questions.
Sont-ils concernés ? Sont-ils dépassés ?
Quoi qu’il en soit ils font partie du jeu …

Noir ou blanc, ou peut-être rouge ou bleu, un choix drastique s’impose.
Tout n’est que calculs et prévisions, cumuls et falsifications ;
Détourner l’attention pour mieux avancer sa pièce maîtresse ;
Quand la reine entre en jeu, tous les autres s’affaissent :
Elle avance dans toutes les directions,
Accapare le rôle du pion, rend invisible le fou et ses tours jumelles.
Elle et son roi forme ce duo parfait,
Assis sur leur toute-puissance, à l’apparence inébranlable.

Mais parfois, leurs sous-fifres s’associent et délivrent le jeu :
L’attention a été détourné …
Ils ont oublié le cavalier ;

Échecs et maths.

The Factory


Temps, Sagesse ; Argent, Vitesse.

Usine, Modernité ; Putride, Réalité.
Vitrine, Banalité ; Chrysalide, Piégé.

Façonné à une inlassable répétition, et enfin effacé face à une infatigable sophistication,
L’humain s’abrutit dans ses manufactures avant de se confiner en voiture,
Puis s’anéantit dans ses bureaux, priant vainement pour gagner au loto.
Empêtrer dans la course à la bourse tels des vautours, quel beau parcours …

Les mains d’vant les yeux … Allé, tais-toi, c’est creux.
Paye tes factures et consomme pour qu’en somme tu puisses t’offrir le dernier IPhone.
Ne remet rien en question, continue ta vaine action ;
Soit cupide et glisse sur la vague du plaisir, noie-toi dans l’industrie du désir.

Citoyen devenu consommateur, grâce aux mains des fabulateurs ;
Jeté dans un grand gouffre, brisé en un seul souffle,
Mâché mécaniquement, pour l’enrichissement
D’une minorité déconnectée des réalités, l’écho d’une triste vérité égarée,
Prise en étau par ce triste oiseau, le capitalisme de casino.

Submergé par un travail lassant et passable, t’es navrant,
Exténué, tu n’as plus le temps de penser, t’es gavant.
Enferme-toi dans cette fausse vie pathétique si ça t’fait plaisir,
Sache que tu m’fais clairement vomir, ton ignorance avide est ma souffrance à vie.

Tu t’es condamné à mort à tort en gentleman beauf,
En pensant atteindre le sommet tu t’es assommé c’est auch’.
Sonné tu n’sens plus le poids de leurs sornettes s’immisçant sans cesse.
Si seulement tu voyais, si seulement tu savais, si seul…

J’me suis concentré pour me centrer sur la vérité,
Me laissant une réalité désolée de toute liberté,
Ecœuré par la matrice, je m’habitue,
Contrôlé par tes caprices, tu capitules.

Pendant que les sophistes se marrent dans leurs tombes,
Un séisme s’étire et se prépare dans la seule pénombre ;
Les fossiles oscillent sous la lourdeur du silence,
La prise de conscience s’avance.

Alone

En 2014, pour dépasser le simple cadre de la musique, j’ai décidé d’écrire une prose.

Cet écrit explicite la construction de mon morceau ‘Alone‘ ainsi que mon processus créatif. Cette composition musicale a été publiée en Octobre 2014 sur le label Gradient Audio (USA).

Seul

Seul, il s’est donné une sacrée avance parce qu’il a pris conscience ;
Seul, il s’est décidé à distancer l’ignorance grâce à la connaissance.

Y’a des fois où il chancelle et il se rattrape à lui-même,
Il se sent faible et il se renferme, fidèle à eux-mêmes.
Il s’est élevé une double personnalité pour mieux gérer,
Piégé, dans une réalité, qu’il s’est créé, encerclé, assigné.
Pourquoi vouloir le classer d’un côté quand l’hémicycle est une totale absurdité ?
Il prône simplement la « vraie vérité », tentant d’être humaniste à ses heures gagnées …

Seul, il se distance de cette démence, « l’information » maîtrise leur affable réflexion ;
Seul, il se dissocie de cette inconscience, l’abomination asservit leur faible observation.

Au commencement, c’est vrai, il a essayé d’conscientiser à proximité,
Mais la vérité semble assez difficile à supporter, à appuyer.
Inlassablement, l’Homme favorise la facilité à la complexité.
Il préfère rester conditionné à être contrôlé, à s’effacer.
Finalement pourquoi chercher à s’élever quand on peut se complaire dans son inanité ?
Il a souhaité aider, réveiller, mais il s’est fait repousser par tant de préjugés …

C’est ainsi, laissé à sa seule solitude, séparé de ses semblables, esseulé au simple silence et
Soumis à son incessant questionnement, que l’ensemble a finalement pris son sens :

Seuls, nous consentons à être des spectateurs sans organisation, sans ambition ;
Seuls, nous baissons l’échine sous la terreur des maîtres, les lions.

De s’éclipser du malheur et de la peur, il est l’heure,
De s’éloigner du téléviseur qui te pourrit de l’intérieur,
Tu dois te désenchanter, t’émanciper des projets fardés d’Edward Bernays ;
Tu dois te distancer de « tes » idées préfabriquées, inculquées depuis tant années ;
Comment peut-on tolérer des disparités aussi marquées ? Où est cachée l’égalité ?
Démocratie ? Non ! Facétie à l’agôn-ie, dirigée par des compagnies depuis des décennies …

Ton sentiment d’isolement est important pour leur fabrique du consentement,
Ne gobe pas les messages de leurs « sages » gorgés de mensonges brisant tes songes !

Alors que cette obscure crise perdure, acquise est l’imposture.
A l’orée de la décence, quelle décadence, faudrait-il aborder le problème dans l’autre sens ?
N’écoute pas ces érudits conformistes qui te lancent sur de fausses pistes,
Au crépuscule du capitalisme totalitaire, le groupuscule parvient à son paroxysme séculaire,
Prend de l’altitude, gomme tes certitudes, ce n’est que le prélude,
Extorse la réflexion, divorce de l’individualisation : amorce l’évolution.

Nous ne sommes jamais seuls.