Category Archives: Writings

Writing is a tool of freedom.

Volonté

“Car elle (la volonté) consiste seulement en ce que nous pouvons faire une chose ou ne la faire pas, (c’est-à-dire affirmer ou nier, poursuivre ou fuir) ou plutôt seulement en ce que pour affirmer ou nier, poursuivre ou fuir les choses que l’entendement nous propose, nous agissons en telle sorte que nous ne sentons point qu’aucune force extérieure nous y contraigne. Car, afin que je sois libre, il n’est pas nécessaire que je sois indifférent à choisir l’un ou l’autre des deux contraires, mais plutôt d’autant plus que je penche vers l’un, soit que je connaisse évidemment que le bien et le vrai s’y rencontrent, soit que Dieu dispose ainsi l’intérieur de ma pensée, d’autant plus librement j’en fais choix et je l’embrasse : Et certes la grâce divine et la connaissance naturelle, bien loin de diminuer ma liberté, l’augmentent plutôt et la fortifient. De façon que cette indifférence que je sens, lorsque je ne suis point emporté vers un côté plutôt que vers un autre par le poids d’aucune raison, est le plus bas degré de liberté, et fait plutôt paraître un défaut dans la connaissance, qu’une perfection dans la volonté ; car si je connaissais toujours clairement ce qui est vrai, et ce qui est bon, je ne serais jamais en peine de délibérer quel jugement, et quel choix je devrais faire ; et ainsi je serais entièrement libre, sans jamais être indifférent”.

DESCARTES ; Méditations métaphysiques ; IV.

 

Dans la neige polluée, quelques pas dehors,
Escapade furtive où les autres mi-dor.
Constat : l’effarement s’éteint quand vient la confrontation
À l’alter-ego ; délicate victoire au-dessus de la dissolution.
Congé fugitif provisoire de l’ingénu ascète au barreau,
Avant d’oublier à nouveau l’opportunité du beau.

Avalanche de pensées bousculées par l’intelligence,
Plus tard à s’affaisser sur le papier dans l’errance,
Ou s’effondrer pour l’apogée de la réticence ;
Occulte résilience encadrée par des bienséances.

La découverte de la colère fait l’effet d’une bombe nucléaire ;
Sans complaire, la bannière est noire et sans compère.
Comment fuir la fuite tandis que l’on sait que pire est la suite,
Sauf en se sauvant soi-même d’une si triste vision construite ?
La mansuétude, inespérée mais bel et bien présente.
Quelle est cette sollicitude inégalée et jamais absente ?

Échoue sur l’île jusqu’à réussir ; l’individualité se rehausse,
S’octroie du recul pour riposter face à la force de l’atroce.

Pourfends la vie jusqu’à ce qu’elle se meurt,
Souris quelques fois en cueillant une jolie fleur,
Tout en sachant que son temps est compté
Et qu’en un instant elle peut faner.

La finalité s’insère sincèrement en dilettante.
La pensée est trahie si elle est traduite.
La volonté sévit si elle s’ébruite.
La prospérité s’avance, sauvagement patente.

Coup d’éclat

Cet acte, un tract intact, intraitable car inconciliable.
Coup d’éclat qui t’éclate ta rate de raté ;
Pas là pour te pardonner, gratte juste sur le papier
Pendant que tu jactes sans acter afin d’oublier ton pacte avec le diable.
Tu t’es empaqueté grand taré, prend garde au regrettable atterrissage.
T’es distrait par Dieu, captant ton attention, attention !
Cette missive, ma mission, s’immisce dans tes mensonges, te tisse de tensions
Qui, à l’usage, te distingueront en un discret sage.

Courroux divin, sans lendemain.
Je sers le poing, dessine au fusain.
Toi tu ne fais rien, reste contraint.
Attrape ma main ou reste loin.

Coup d’éclat, coup d’éclat, grand exploit ;
Quand est-ce qu’on fait un coup d’Etat ?
Qu’on prend le contrôle des médias ?
Fais ton choix, c’est ton droit, maladroit constamment ;
Sait-on jamais, affamé, la situation pourrait s’envenimer.
Je peux rêver et te voir t’animer un instant pour la vérité
– Probablement simplement un moment d’égarement … –
C’est navrant, tu sembles savoir que le monde est abîmé,
Alors pourquoi n’entreprends-tu rien pour te changer ?

Ma fougue sème le trouble et t’assènes de coups doubles.
C’est fou, mais beaucoup de mes contemporains ne comptent pour rien.
Loin d’être forcé, mon souhait serait d’assassiner tous ces chiens
Et de construire avec les survivants le monde de demain.
Pourtant tout s’écroule pour qu’enfin je puisse m’endormir serein :
Je sais qu’avec toi il ne se passera absolument rien.

Tes émotions sont presque mortes,
Les miennes sont plus que fortes,
Impérissables et intemporelles …
Inutile de frapper à ma porte,
À moins de vouloir, sans remords,
Être accueilli à coups de pelle et finir dans le sable.

Dans tous les cas, ne restera qu’un long silence lancinant.
L’heure tourne dans le vide et je deviens, avide de changements.
À vie en avance,
À vie en latence,
Forcé de prendre les devants,
Je ne peux t’attendre pour le déménagement.

Aucun malaise, au calme, au bord de la falaise.
Les braises du feu nacré apaisent leurs sacrés foutaises.
Le pistolet est chargé,
Sur qui dois-je tirer ?

Latence

Je vagabonde au sein de la plénitude du vide ;
Monde apatride qui déteint sur le stupide.
Ma stupeur est unique, futile, mais splendide.
Hélas, parfois l’île demeure aride ; frénésie élastique.
Réfute le reflet, connais par cœur le rejet.
Relutte au sommet, où naît le baroudeur de lait.

Alors que certains cherchent encore qui est George,
Et que les maux te prennent férocement à la gorge,
Je solfie des secousses qui émoussent une sensibilité
Qu’aucun mot ne sera jamais habilité à spécifier.
Anti-frasque de l’absence de correspondance,
L’omission fait partie intégrante de la mission latente.

Je renoncerais, à condition que tes convictions partent en vacances.
La veille étiole le bonheur de récidiver sans erreur.
Pour le meilleur, la plume se verra s’étayer sans arrêt.
Demeurant au conseil, 1, 2, 3, étoile avec les autres joueurs ;
Pour comprendre, encore faut-il tenter d’intenter l’essai.
Dans tes actions, ne ressens-tu pas une certaine dissonance ?

Personnage de Sophocle, je te laisse avec les sophistes ;
Dans l’isolement, j’ai grandi trop vite, déphasage putride ;
Sans sous-titres, j’ai visionné la fin du film quand tu t’es endormi ;
Tu fais v’là les fautes, je finirai sain et sauf, histoire de rire ;
Allongé sur le sofa, je n’ai plus qu’à te regarder souffrir.
Je médite sur les choses, sur mes dires ;
Tu médis à cause de non-dits ; conspire.
Je t’étudie ; tu m’as tout dit sans même le décrire.

Interference

For a long time now, the black sheep has stopped
Trying to break the door of the sheepfold.
No need to procrastinate; I laugh.
Their life will end with the chaplain.

À̷̟̱͇̫͚̬̱̝̭͒̌͊̑̀̚͝ͅn̶͙̼̳͍͖̣̓̓͛͊̀̾͑͆͘ ̷̨̡͙̫̲̺͈̗͙͕̬̿̃̈́̇̃͋͐͜͝i̶̢̘̤̲̙̪̐̓͛͆̐͛̿́̇̔̈́͘͝n̸̠͕͙̻̜̅̑͛̿̈́́́̇̑̇͌̕t̷̲̭̾́̉̃̇̚e̴̢̹͚̼̺̙̼͎̻̱̗̩̪͖̒̀͐̅͑̉̓̿̎̋̕͜͠͝r̸̢̻̯͚̦̟̫̱̱̰̪͓͊͗̆̅̆̔͗̾̕͜͝f̵̡̘̟̩̪͋͗̐̓̒̐́͋̈́̿͋̍̃̕e̷̡̮̟͍̥̣͋̅̑̓̄̋̄̓r̴͕̗͚͕͎̭̝̖͍̜͕̳̽̆͜e̴̢̝̮͖̿͌́̈́̇ͅn̸̡͕̬̦̬̝̤͕̦͙̈́̆͑̐͆̊̈́̒̓̊̊͐͒̀̕ͅͅc̵̛̩̞̲͕̭̝̲͛̔̉̀͊̆̀̕ẽ̸̫͓̰̥̮̹̗̤̯̘̻̞̿͋͠͠͝ ̴̨̡̡̭͇̟͙̗̻̥̖̙͇̟̈̑̌̃̎͌̂͆͆́̋̽̒̚ͅŗ̷̧̤̹̳̇̅̓̓̈́̕e̷̱̯̳̬̺͚͚̮̱͓̰̣̳̾̓̽͜a̸̛͍̰̥̼̺̣͙͈̣̟̘̒́͊̐͒͂̈͛͆̂̐̈̑̈͜c̴̨̥͉̹͖͔̠͉͓̓́̉͌̂̆h̶͕̙̻̮̯͇̯̜̥͚͉̑̀̊͐̏͛̈́͊̽̂̋ę̵̢̛͙̩̞̙͈̺̯̯ş̷̢̗̠̬̥̤̂͛̊͑̌̔͌͘̚͜͜ ̷̧͌m̵̰͍͕̟̝̼̃̈́̾̒͆̓̏͂̾́͠͝ỹ̸̻̩̖̇ ̷̨̛̖̦̗̮͙̪͙̦͎̰͙͎̭͎̿̑̓̈̄̾͑̇ě̸̘̖̮͗̔̔̌̐̇̊̏̌͗̚͝͠͠a̶̠̤͒̽̎̃̋̽̎́̇̎́͛r̶̹͙̼̰̭̗̬͕̹͐͋̎̉̔͆̌̕ş̴̱̟̤͇̓̇̌̃̽̚͜͝͠.̵̙̼̲̬̈́̾̈́̀̒̒̑͛͘
It’s been almost a long time; rag,
In this hasty society.
Much less late, I had the accursed habit
To disperse myself in their invisible interactions.
But now, they end all laughable.

All, crushed by the swift vice.
I impose on this joke my veto.
I do trivially what pleases me;
This is fatally what displeases them.

Interference can’t shake
The singing of independence,
Because ignorance extends
In the insistent impropriety
Of indifference.
Perseverance, key of safety,
Driven by the purity
Of the shade..

The rumor seems indisputable,
Authenticity is undesirable to them.
The mood overwhelms you,
Incomparable opacity.
My fury no longer admits the culprits,
And my breakthrough remains impracticable.

Getting away without hatred of the city,
Without ever dragging feet.
Grab the sword for fear of being caught by the thirsty men.
Concentrate, at the top, on the multitude.
Wish to line up in altitude,
In order to finally be constrain by completeness.

Interférence

Depuis longtemps déjà, le mouton noir a cessé
D’essayer de casser la porte de la bergerie.
Inutile de tergiverser ; je ris.
Leur vie se finira aux côtés de l’aumônier.

 

U̵̥̲̜̫͚̤̤͙̳͈͖̳͍̿͋̕ǹ̶̛̩̜͌͒̒̉́̐̈̾̍̀̓͝͠ͅe̶̘͚̰͉͓̬̻̝͎̹͊͐͐͊̎͗̊͋̆͊͛̄͠ͅ ̴̘͙̥̝̞̳̖̭͂ͅi̵̢̢̢̡̢̛̖̤̜̤̖̫̫͓͎̥̊̇̀̋̇̀̃̑͛͑̾͂n̸̟̺̖͉̖͉̳̆͂̆̈́̎̆̌͛̕͜͠ț̴̢̛͕͖̞̦̲̑̾̃͛͊ȩ̵̦̱͆̏̄͌͌̂̿͋͘͠r̴̛̻̦̙̯̃͌̈͑̔̈́̅̒f̷̡̛̫̦̼̱̮̝̼̣͆͂ẹ̷̢̣͚̙͎̪̗̺̣̺́̅̎͌̄́́͗́̄̃̿̇̿͋͜r̷̮̣͇̯̙̟̠̤̼̋̈̃̃̀͊͊͝ë̸̠̠́̊͛̃͗̉ͅn̸̨̦̲̣̯̆c̵̠̘̰̺͚̤̙̃͗̄̈́̓͌̈́͗̓̅̍̒́̈́ę̷̯̟͔̝̑̒̐̄̿͘͘̕͠ ̷̧̛̙͇̻̖̊̇̌̅̊̔̅̈́̀̑͑̆̚ä̷̦̯͍͖͖̤͚́̔̈́͊̾́̆̚͜t̷̢̯͍̮̥̝͛̀͊̍̾́̍̕̕t̵̡͙͎͕̜̼̠́̿̋͛́ẹ̷̪̯͐̅͆́̋́̈́́́͝͠͝ͅi̶̖̯̩̟̱͊̏̑̄̿͑͂̃̕n̸̡͙̮̳̠͎͉͇̖͋̒̊́͊͋́̈́̕͝͝͝t̴̨͓͖̖̯̤̗͍̮͊̐̂̿͂̾̽̌̊̕͝ͅ ̴̛͓̝̪̭͔̪͂͋̾̽̽̀̾̈́̆̑̍͛̕m̸͈͗̌͋̈́͋̐̆̓͋̉̚͘̕͝͝e̴̛̼̦̻͉͕̥̖̿͋̽̉͌͋̋͊̈͂̄͛̑͘s̵͇̫͖̪̤̈́̃̃̃̂̑͊́ ̶̨̢̧̺͕̘̳̗̬͉̏̓̔̍̽̓͑̅͛͘͜ͅo̸̬̩̞͖̪͍͆̎͑̽͐̑͒̅̋͊̓̚͘͝͠ŗ̵̡̡̡̗͎͍͖͓͕͊̾̈́̊ẹ̵̖̟̋̾̇̽̓́̑̏̔̆̾̇ï̴̡̝͔̟̳̥̆͆͐ḻ̸̊̽ͅļ̷̖̰̖̥̫̲̤͇̼̎̎͒̑͆̇̚e̷̛̜̭͍̱̟͂̍͗̿̒͛ṣ̴͙̩̒̽͂̏͊̔̇̄͆̈͗̓͘.
Cela fait presque longtemps ; peille,
Dans cette société hâtive.
Bien moins tardivement, j’avais l’habitude maudite
De me disperser dans leurs interactions invisibles.
Mais dorénavant, elles s’achèvent toutes risibles.

Tous, écrasés par le véloce étau.
J’impose, à cette farce, mon veto.
Je fais trivialement ce qui me plaît ;
C’est fatalement ce qui leur déplaît.

L’interférence n’ébranle
Le chant de l’indépendance,
Car l’ignorance s’étend
Dans l’insistante inconvenance
De l’indifférence.
Persévérance, clef de sûreté,
Poussée par la pureté
De la nuance.

La rumeur paraît incontestable,
L’authenticité leur est indésirable.
L’humeur t’accable,
Opacité incomparable.
Ma fureur n’admet plus les coupables,
Et ma percée demeure impraticable.

S’éloigner sans haine de la cité,
Sans jamais traîner les pieds.
Empoigner l’épée sous peine d’être happé par les altérés.
Se concentrer, au sommet, sur la multitude.
Souhaiter s’aligner dans l’altitude,
Afin d’enfin s’astreindre à la complétude.

Cyclothymie

Sentiment envahissant qui se revendique achromatique ;
Détresse qui tresse sa route dans les égouts algiques
Et égoutte le dégoût, sans antalgique, au cœur de l’allégresse.
Se dresse la promesse d’une prouesse féerique, enchanteresse ;
Quelle délicatesse en déliquescence ;
Quelle impolitesse, oppressante en sa présence au présent.

Complexité flagrante atterrée
Dans l’attente
Des jours passés ;
Cité éclatante à enterrer
Dans l’intente ;
Déjoue l’acier.
Rectifier son lacet
Sans se lasser,
En s’arrêtant
Et en se penchant
En silence,
En songeant.

Sans substance, la paix est rance ;
L’envie de commettre ce meurtre
Se heurte à cette fleur intérieure,
Écœurant celui qui l’effleure.

Les vils serres se resserrent ;
Et, la nuit, la vie sert les viscères.
Marche nocturne,
Hourvari taciturne ;
Au sein d’une forêt de houx en hiver,
J’erre, comme un loup solitaire.

Peut-être peux-tu tâtonner, te défausser ;
Déformer, détourner,
Écorcher mon entité.
Pourtant, je me suis éloigné
Artistement depuis longtemps
Dans les étoiles du firmament.

Piège de néant

I’m so bored in emptiness’ room
Waitin’ in shadows’ loneliness movin’

Bored in emptiness’ room,
Faced frontly the empathy movin’
They think it’s closed-minded
‘Cause it’s thinking differently
& I felt sometimes depressed
Thinking they’re all the same …
What a shame
When I can’t stand the glorious agony

Pas de carburant à échouer dans des pourparlers gênants ;
Géant, abrogeant de bon gré, mutuel gain de temps.
Je me prends ce sale argent et m’entreprend au volant
Pour voler compendieusement vers ma planque.

Conflagration contrainte dans la consternation,
Obligation de la feinte ; enlacer la constellation
Peinte dans l’action et la crainte des maudits démons.
Temps d’inspiration afin d’atteindre une perfection d’illusions.

Indécente bouteille à la mer, je réitère,
Cet amer et vérace ver :
Je souris pour ne pas que tu vois que je pleure,
Ma révolte enfante des valeurs.

Éponter le monde s’annonce tatillon pour l’homme-papillon,
Alors il corrobore, se décrivant comme inventif
Dans la contemplation,
Gloire aux nantis nés sans motif,
Au néant créatif en exécutions,
Honte aux cents volontés qui épongent l’éponte
Et s’enfoncent dans le conte du comte.

Liaison nucléaire

Regard prolongé intense ;
Cœur perd pied, en balance.
Communication tacite,
Abandon factice.

Connexion si profonde,
Comme se connaître
De l’origine à la fin des mondes,
Sans frime du paraître.

Pensées d’amour en boucle ;
Réalité aux contours moins souples.

Hasard attendrissant,
Questionnement saisissant,
Pour cet investissement
Hagard et impertinent.

Irrationnel, si superficiel,
Rationnel, si scientifique ;
Soigner la mise en selle,
Ou contrer l’énergie atomique.

Perception subliminale

Tes courbes exquises, ta poitrine idéale,
Tes rondeurs divines, à la superbe inexprimable,
Ton déhanché effronté, sans théâtralisation,
Ton charme en toute simplicité, ton regard de passion.

Tes longs cheveux à la prise facile,
Ta fougue de chevet, tes quelques plaisirs secrets,
Ta bouche aux lèvres pulpeuses et graciles,
Tes touchers qui font palpiter mon cœur avec ardeur.

Ton regard complice si l’on s’enlace ;
Ton corps sublime, sans que jamais je m’en lasse,
Ces instants magiques qui ne s’enlisent que très rarement,
Qui m’éloignent d’un désœuvrement tragique jusque là ressenti rapidement.

Notre indépendance,
Notre différence,
Notre altitude,
Notre complétude.
Nos luttes,
Tes turluttes.

Avec toi, le plaisir charnel semble naturel, d’un amour si sûr et éternel ;
Avec toi, le désir sexuel paraît irréel, d’un amour si pur et sensuel.

Le long de ta nuque, jusqu’aux grains de beauté,
Je me souviens de chaque détail de ton corps éthéré.

Mes pattes, sur ton corps,
Sur ton corps sublime ;
J’en pâtis, m’épate et m’abîme
A y songer encore.

Paralipse

Ce truc en tête,
Ce truc n’est pas présentable ;
Ce truc dans tête,
Ce truc qui fout mal de crâne.

Vise entre les lignes,
Diff’ parmi les dignes,
Use par les signes,
Vrai jeu entre cygnes.

Navigue entre les lignes,
Pilonne parmi les dignes,
Sillonne par les signes,
Vrai feu entre deux cimes.

Entre lèse et estime,
Entre, leste, en cet hymne,
Estime tant de lettrisme,
Esprit entend truisme.

Ce suc en tête,
Ce suc n’est pas palpable ;
Ce suc de poète,
Ce suc qui fouille dans l’âme.