Category Archives: Writings

Writing is a tool of freedom.

Éternel

Combien d’individus mandèrent une aide en demi-teinte,
Et combien insisteront encore au travers d’une belle complainte,
Presque gênés d’avouer qu’ils perdent pied,
Bien que tentant d’ouvrir leur cœur à ce qui leur sied.

Quelle affliction quand dans la prison les tribulations pointent vers l’inaction.
Consolation en réclusion, consternation sans la coopération,
Au bord du soupirail, immersion dans un immense foirail de perdition ;
Aïe ! En perd diction.
C’est dans la négation de ces maux que l’élocution revient.

Celui qui ferme les yeux devient-il (in)capable de culpabiliser ?
Il n’y a pas à choisir entre l’art culinaire et le crève-cœur ;
Loubard, ne te calte pas, acculé à une prostitution sous radar ;
Sois culotté pour cultiver l’air pur et culminer en cœur.

Si mes mots articulent l’abstraction de mes actions,
Et que je les martèle encore et encore –
Charmante ironie du sort –
Peut-être atterriront-ils en secret au sein du concret ?
Lui qui m’atterre, mais attire volontiers ma volonté
Vers une infinité divine qui me dénature en constellation.

 

Incantare

Attempt to write in front of entertainment
Comes down to foolishly plunge into nothingness,
Because consciousness is altered by a smoke screen
Who reasons with one voice in oneself.

Why want to sow so much terror and confusion,
If not to break the phantasm of an instinctive hope?

Thus, the thought is locked away tirelessly
At the simple request of an artificial idea recreating
A semblance of reality in order to eclipse
The creative ideas that may arise from a sharp mind.

Perhaps it can satisfy an awkward,
And, moreover, make him curse such a shriek,
But the sagacious embraces only fleetingly
Such an enchantment by leaving a trace.

Incantare

Tenter d’écrire devant un divertissement
Revient bêtement à plonger dans le néant,
Car la conscience est altérée par un écran de fumée
Qui raisonne d’une seule voix en soi.

Pourquoi vouloir semer tant d’effroi et de désarroi,
Si ce n’est pour briser le phantasme d’un espoir instinctif ?

Ainsi, la pensée est laissée inlassablement,
À la simple demande d’une idée factice recréant
Un semblant de réalité afin d’éclipser
Les idées créatrices pouvant surgir d’un esprit vif.

Peut-être peut-on contenter un maladroit,
Et, de surcroît, lui faire maudire un tel coi,
Mais le sagace n’enlace que fugacement
Un tel enchantement en laissant une trace.

Mirage

I often hear: “If it blow, I go out in the street”
But every morning they leave for the hive.
Soon, it’s “take that and hush,” and
In fact, want more …

There’s no miracle solution if you’re lost in the mirage.
Do you see the cleavages stranded on the shore?
If you’ve failed, it’s weird;
Maybe you’re not a good pirate?

At this moment, the guy on the watchtower sleeps a lot.
He’s drunk, completely crazy;
Dry and strong, especially.
He drags you into a storm without dawdling;
On the pretext of sex, it’s annoying,
But true.

He said releasing the freedom of his chains thanks to progress,
But drunkard, he denies that his task
Is to be condemned to perpetuate legitimate violence.
Feeling the boat pitching, soon he leans, embarrassed,
Paying handsomely bitches and zealous guys
In order to perpetuate the farce, one last day, for pity’s sake!

Mirage

J’entends souvent : “si ça pète, je sors dans la rue”,
Mais tous les matins, ils partent pour la ruche.
Bientôt c’est : “prends ça et chut”, et
En fait, en veulent plus …

Il n’y a pas de solution miracle si t’es perdu dans le mirage.
Vois-tu les clivages échoués sur le rivage ?
Si t’as échoué, c’est bizarre ;
Peut-être que tu n’es pas un bon pirate ?

En ce moment, le mec sur le mirador dort beaucoup.
Il est saoul, complètement fou ;
Sec et fort, surtout.
Il t’entraîne dans une tempête sans traîner ;
En prétextant du sexe, c’est vexant,
Mais vrai.

Il dit libérer la liberté de ses chaînes grâce au progrès,
Mais en ivrogne, il nie en fait que sa besogne
Est d’être condamné à perpétuer une violence légitimée.
Sentant le bateau tangué, bientôt il se penche, gêné,
Payant grassement des garces et des gars zélés
Afin de perpétuer la farce, un dernier jour, de grâce !

Un engagement pour la diversité

          S’il vous plaît, avant de critiquer cet article, assurez-vous d’intégrer le fait qu’il s’agit de ma propre réflexion, et non pas d’une vérité absolue. Je n’essaie pas de créer un conflit, mais plutôt de maintenir un dialogue. Ma pensée personnelle n’est pas meilleure qu’une autre.

          Un matin, il y a quelques mois, j’ai reçu un mail commercial d’une des plus grandes plateformes en ligne de musique électronique aujourd’hui : EDM.com. Si je suis dans leur base de données, c’est parce que je les ai contactés il y a plus de trois ans pour promouvoir une de mes compositions (qui n’est plus disponible sur leurs médias à ce jour). Et ils l’ont fait ! J’ai eu quelques morceaux diffusés avec eux (dubstep & trap). Dans ce cas, ma composition était assez peu conventionnelle, minimaliste et orienté “orchestre classique”. Il y avait plus de 250 commentaires, qui auraient pu être séparés en deux camps manichéens : “ce n’est pas du dubstep” et “si, c’est juste que tu ne connais rien à ce sujet”. À cette époque, il était encore possible d’entendre des variétés de dubstep sur leurs différentes pages en ligne. La plate-forme “Dubstep” a régulièrement partagé et publié les promotions de Keep Deep sur ses médias, une chaîne consacrée au côté plus profond de la culture. “Dubstep”, en publiant principalement du “brostep”, et dernièrement du “riddim” (ou un mix grand public des deux), possède maintenant 1M d’abonnés, tandis que Keep Deep est proche de 27k abonnés.

          Néanmoins, afin d’apporter une nuance, NAZA, la tête pensante derrière Keep Deep, n’a pas promu que des bons morceaux à cette époque, ce qui a apporté une mauvaise image au sous-genre. C’est peut-être pourquoi aujourd’hui EDM.com et Keep Deep ne semblent plus liés (en tout cas il n’y a pas d’affiliation apparente). Les pauvres œuvres promues par Keep Deep ont favorisé une vision simpliste de la scène auprès de l’auditeur industriel, qui perçoit les sons commerciaux du dubstep comme le véritable aboutissement artistique, créant ainsi une image négative du deep dubstep pour les personnes qui n’évoluent pas directement dans la subculture, qui est ensuite enfermé dans une image presque strictement expérimentale. Le sous-genre est laissé à ceux qui cherchent à améliorer leur technique avant de pouvoir briller au milieu des projecteurs en produisant du brostep. Ce processus masque souvent des artistes dubstep de qualité, perçus comme « pas sérieux» ou pas assez talentueux. Sans oublier qu’il est difficile d’apprécier le sous-genre à sa juste valeur sans un équipement sonore adéquat, car l’accent est mis sur la partie inférieure du spectre, ce qui peut le rendre trop minimaliste, et probablement trop novice, pour les oreilles d’un auditeur moyen.

 

          En bref, aujourd’hui, il semble que pousser la variété de la culture dubstep ne soit plus dans l’intérêt d’EDM.com, et cela pour plusieurs raisons. L’aspect violent est surreprésenté dans l’industrie de la musique, sinon le seul réellement promu (TRUTH pourrait être l’une des exceptions cela dit). D’une manière vulgaire, c’est souvent comme entendre des rejets malades de Scary Monsters et Nice Sprites pour l’éternité. Il semble que les gens qui produisent cela ont une imagination diminuée par un but économique, ce qui entraîne une personnalité qui ne peut exister qu’en copiant ce qui fonctionne avec le grand public, essentiellement ce que l’on nomme l’« art commercial». En d’autres termes, des produits de consommation. C’est comme entendre la même pièce, encore et encore. Sauf que cette pièce est appauvrie qualitativement à chaque nouvelle tentative.

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A commitment to diversity

          Please, before criticizing this article, be sure to incorporate the fact that it’s my own reflection, not an absolute truth. I am not trying to create a conflict, but rather to maintain a dialogue. My personal thinking  is no better than another.

           One morning a few months ago, I received a commercial mail from one of the biggest online platforms of electronic music today: EDM.com. If I’m in their database, it’s because I contacted them a little more than three years ago to promote one of my compositions (it’s no longer available on their media to this day). And they did! I had a few uploads with them (dubstep & trap). In this case, my composition was quite unconventional, minimalist and “classical orchestra” oriented. There were more than 250 comments, which could have been separated into two Manichean camps: “it’s not dubstep” and “it is, it’s just that you know nothing about it.” At that time, it was still possible to hear varieties of dubstep on their various web pages. The “Dubstep” platform even regularly shared & reposted Keep Deep‘s uploads on their medias, a channel devoted to the deeper side of the culture. “Dubstep”, mainly posting “brostep”, and lately “riddim” oriented stuff (or a mainstream mix of both), now has 1M subscribers, while Keep Deep is close to 27k subscribers.

           Nevertheless, to bring a nuance, NAZA, the leading head of Keep Deep, promoted not that good pieces of music repeatedly at that time, which brought a wrong image to the subgenre. That may be why today EDM.com and Keep Deep seem no more related (at least there is no apparent affiliation). The poor pieces promoted by Keep Deep favored a simplistic view of the scene for the industrial listener, who perceives the commercial sounds of dubstep as the real artistic outcome, thus creating a negative image of deep dubstep for people who don’t evolve directly into the subculture, which is then enclosed in an almost strictly experimental image. The subgenre is left to those looking to improve their technique before being able to shine in the middle of the spotlight by producing brostep. This process often masks quality dubstep artists, who are perceived as “not serious” or not enough talented. Not to mention that it’s difficult to appreciate the subgenre at fair value without a proper sound equipment, as its main focus is on the lower side of the spectrum, which can make it all too minimalist, and probably too fledgeling, for the ears of an average listener.

 

           In short, today it appears that pushing the variety of dubstep culture is no longer in the interest of EDM.com, and this for several reasons. The violent aspect is over-represented in the music industry, if not the only one actually promoted (TRUTH could be one of the exceptions tho.) In a vulgar way, it’s often like hearing sick rejects of Scary Monsters and Nice Sprites for eternity. It seems that the people who produce this have an imagination diminished by an economic goal, leading to a personality that can only exist by copying what works with the general public, basically what we call “commercial art”. In other words, consumer products. It’s like hearing the same piece, over and over again. Except that this piece is impoverished qualitatively at each new attempt.

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Lost Love

Where are you my Love ?
You who were there when I most needed a roof;
You who has always read
In my heart incomparably,
Perceived this sinister state which tears
My being far from appeareance.
Yes, you cared for my soul without running away,
I proclaim it without shining!

Where are you my Love ?
Do you remember our virtuous story?
Do you think about it before you fall asleep,
When comes the glorious night?
Or am I the only victim of my illusions of hope,
Turning round in the depths of purgatory,
Rotting, lifeless?

Where are you my Love ?
I find you by chance in a short letter,
Frozen sentiments
In a moment that slipped into the past.
With pallor,
I contemplate the pain that’s shortening.
Absurd juggler
Victim of the torment that drips
These taciturn emotions.

Where are you, my heart?
If the errors make it stronger,
They also seem to be able to kill, sometimes.
I’m dying of fear at home,
Surrounded by a wry decor,
In weightlessness …
Great dismay, or I don’t know, yet.

The mind replays what the heart can’t forget;
Mourning a person who is still alive,
What a strange idea.
It’s disturbing to imagine
Becoming perfect strangers,
Forever.
I believe that part of me will await you in perpetuity here,
O my love.

Amour perdu

Où es-tu, mon amour ?
Toi qui étais là quand j’avais le plus besoin d’un toit ;
Toi qui a toujours su lire
Dans mon cœur sans pareil,
A perçu cet état sinistre qui déchire
Mon être loin du paraître.
Oui, tu soignais mon âme sans fuir,
Je le proclame sans reluire !

Où es-tu, mon amour ?
Te souviens-tu de notre vertueuse histoire ?
Y penses-tu avant de t’endormir,
Quand vient la glorieuse nuit ?
Ou suis-je la seule victime de mes illusions d’espoir,
Tournant en rond au fond du purgatoire,
A croupir, sans vie ?

Où es-tu mon amour ?
Je te retrouve par hasard dans une courte lettre,
Sentiments figés
Dans un instant qui a glissé dans le passé.
Avec pâleur,
Je contemple la douleur qui s’écourte.
Jongleur absurde,
Victime du tourment qui goutte
De ces émotions taciturnes.

Où es-tu, mon cœur ?
Si les erreurs rendent plus fort,
Elles semblent aussi pouvoir tuer, parfois.
J’en meurs d’effroi chez moi,
Entouré par un décor narquois,
En apesanteur …
Grand désarroi, ou je ne sais pas, encore.

L’esprit rejoue ce que le cœur ne peut oublier ;
Faire le deuil d’une personne toujours en vie,
Quelle drôle d’idée.
C’est perturbant de s’imaginer
Devenir de parfaits étrangers,
Pour toujours.
Je crois qu’une partie de moi t’attendra à perpétuité ici,
Ô mon amour.

Dreams and Reality

It often rains, but not tonight.
The silence is filled, it’s quite late.
So many answers that lie dormant.
So many questions awakening.

On the other side of the window, I notice depression.
But in this mythical instant, such a beautiful acceleration
Of thought, mystical intensification
Supposed rewarded without offset.
Arrange in cadence.
Restart.
Lineage.
Posterity.

Insomnia: full state of agitation. High. Middle of the night.
Then, I meditate on the rest which spread.

A tip, friend, follows the thread.
Shakes the flight of ideas.
In your eye, remove the eyelash.
See this: I’m all powerful here, serene.
I fear that you can’t prevent me from behaving as a martyr.
Those who do nothing always have easy criticism.

You don’t risk to follow my action the nose stuck to your television.
I admire them jubilating on my fertile island.
I begin the ascent with passion.
Are we in a mercantile line?