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Vol

La république n’est qu’une monarchie déguisée.
Plus j’aperçois de caméras, moins je me sens en sécurité.
Absence de stimulations,
Business plan remplace révolution.

Suis-je ailleurs ? Oui est non.
Autre contemplation au sortir de cette fameuse forme d’inaction.
Changer le monde autour d’un café,
Quelle drôle d’idée !

Le serveur ne capte pas,
Ou prétend esquiver
Mon alphabet.
Ô moins, il a le bon sens d’être délicat.

Nihilismes

Le heurt perdure,
La censure du moment l’encense dans l’infortune.

Elle pense penser mais se noiera bientôt dans l’alcool,
Et la conversation n’aura pas lieu ; vite, je m’envole.
Elle juge tristement une apparence trompeuse, hypocrite
Pour épater une galerie potentiellement pathétique ;
Mais le dire serait jouer le même jeu,
Et je ne le peux.

Elle est supposée avoir dissipé les préjugés de cette bien triste société,
Pourtant ses mots et ses maux indiquent l’opposé.
Je ne sais qu’en penser, alors je grave pour me panser.
La recroiser aboutirait potentiellement à un échange transitif
Ou à une opposition entre nihilistes …
Quoi de plus triste ?

Dystopie(,) contre(-)Utopie

Withstanding EP

Support  on Bandcamp 

VALE:
Track 1. ‘Artless’ is a deep, dark piece weaved with organic and eastern sounds, reminiscent of endless pilgrimage into desolate desert nights.

Track 2. ‘Epicenter’ darts with uncertainty and frantic pace in pursuit of the very core of the system itself. Uncertain of what resistance lies ahead, the only option is to push forward.

Track 3. ‘Inscape’ portrays a sense of urgency consumed by an inability of action. Every plausible direction is disconcerting, creating an immovable network of conformity.

Track 4. ‘Shaman’s Weeping’ manipulates thoughtful strings and delicate reverberation to paint an acrylic image of fractured yearning. That very moment when all hope seems secured by a single, fragile thread.

THE RUST Article on Withstanding (EN)

Nitescence

Un miroir face à un autre miroir, trou noir,
Soit de quoi se tenir et s’attendrir sur ce perchoir.

Dans un trois étoiles, étaler les armes éthérées,
Se mettre en quatre en quête du nectar et des baies ;

Pénétrer sans peine en synchronicité à l’aide du fruit du chêne,
Saisir ces sensations au doigté signé par une sensibilité certaine …

Mouvement et gémissement, exclamation et acclamation, 7ème ciel.
Cette fois-ci, il s’agit de l’ouïe, témoignage bien réel.

S’enlaçant sans s’en lasser. Soudain, cela sent le neuf, ou le souffre ?
Les sens en émoi, du blanc sur les draps, dichotomie à couper le souffle.

Requiem

Depuis l’abri solennel pt au milieu des nuages,
J’examine la forêt dénaturée par tant d’êtres enracinés.
Loin de où sans fin sonne mille cœurs désœuvrés,
Plus d’affablissement, sauf si la pluie se tient duite à l’état d’esclavage.

L’accostage est imminent, mais ne se désolera jamais sur le sol,
Cette clé est factuelle ; lévitation qui s’avère des fois malédiction.
Donc prunelle spirituelle virevolte et te survole sans connexion.
D’aucune façon l’étoile est de mise en de telles occasions sans boussole.

S’étendant docilement,
Le néant s’entend silencieusement.
Expression sans sous, mission ;
Sciemment s’entreprend l’affabulation.

Osmose

L’astre étincelant se lève et soulève une nouvelle existence étonnante.
Une intensité ardente s’élève sous la coupelle d’une correspondance chatoyante.
Ce nouveau chapitre se sied d’une danse captivante où tout prend enfin sens,
Enchantement en chantier chanté sur l’égide du pupitre de l’omniscience.

Bien que les mots s’avancent comme une insulte à nos ressentis,
Attendris, ce que l’on se dit se lie et se lit aussi en nos yeux ébahis.
Se sculpte ainsi avec force un ébat intemporel qui se précise
Dans l’obscurité de nos nuits blanches colorées et promises.

La verve du verbe vivre fait vibrer et virevolter nos âmes,
Vivifiant une énergie enivrante où l’épanchement se proclame.
Nos sentiments mutuels s’assument, alors que la matinale brume
Exhume un royaume sans roi, qui finalement s’exulte et se remplume.

Cadeau du cosmos d’une osmose inqualifiable qui n’a rien d’une fable.
Sans blâme, nous sommes semblables, tout ceci est notable.
Estimable quiétude où s’installe un ornement architectural
Qui, à l’étude, règne littéralement comme un véritable régal.

Sabotage

Elle se perdait dans des hypothèses, prothèses pour son cœur ;
Se projetait, sans cesse, sans plus pouvoir vivre l’instant présent.
Submergée par une active peur, elle se noya en une fictive rancœur,
Se sabotant sciemment car elle n’osait pas s’aimer suffisamment.

Il faut la comprendre : ses émotions résidaient là, trop intenses ;
Retournée, son ressenti la dévoyait dans une marée d’expectances.
Lui a tellement imaginé qu’il s’est infiniment prédestiné au silence.
Qui est l’élève et qui est le maître, en cette certaine concomitance ?

Esseulée au sein d’une contrée éloignée,
Prête à commettre une infamie infantile,
Il lui sembla plus simple d’y jeter la clé,
Favorisant l’échappée vers un exil qui la mutile,
Sans clairement, pour autant, se conforter,
Cherchant à se persuader de son caractère agile.

Fuyant sans fin ces situations cérébralement trop angoissantes,
La frustration ne put la mener qu’à une seule action : l’abandon.
L’issue, à l’allure abasourdissante, n’en restait pas moins courante.
Sa puissante pulsion la poussa ainsi à une factice répulsion.

Mais est-ce ici se désister et négliger autrui,
Ou est-ce promptement rompre avec soi-même ?

Cécité

Le politiquement correct n’est qu’une censure idéologique ;
Les sangsues identifiées sont toutes si sûrement identiques ;
Ils abdiqueront sans véhémence ; je les rekt de façon apathique
Par une acrobatie qu’ils sentiront passer comme achromatique.

La compréhension apporte le Beau ;
Leurs actions paraissent si laides.
Les reconnaître colporte l’égorgement du veau ;
L’éviction se dresse, tend piège qui les dépossède.

Si je veux te saisir à siffler tes fausses pensées,
Il me suffit d’allumer BFMTV, – mais je n’ai plus de télé – ;
Je l’ai tue et je n’ai plus que mon égo d’égoïste à flatter :
L’étape s’acharne à perpétuer une perpétuité qui se prédit.
J’incarne la continuité du précurseur de la naissance de la tragédie ;
Où est-ce que j’ai mal ? Comédie incompréhensible comme Eddy.

Lasser, laisser à laisser des pas sans empreinte,
La fougue de Zola et l’ironie de Flaubert, j’empreinte,
Altérant l’assonance en cassant les cannants.
Silence. Citant Cioran ou Maupassant,
Se disant médisants des passants ;
Le Horla hurla, onirisme austère dépourvu de crainte.

Tout est si clair que j’en perds la vue,
Je n’ai plus de larmes à fournir en plus-value,
Juste des armes à offrir aux plus enfants,
Offensant les officiels qui ne siégeront jamais dans le ciel blanc.

L’inconvénient d’être nez

Le zèbre s’entête avec force et fonce sans s’enraciner.
Souvenir de l’Empire, ils conspirent pour le pire,
Transpirent comme des vampires, brouillent le sourire ; soupir.
Les ténèbres ne peuvent triompher face à autant de clarté.

Tant de nationalisme primaire, temps de vandalisme sanitaire.
Tu trembles. Est-ce pour le Mal, ou est-ce pour le Bien ?
Toujours vénère, pure bouffée d’air, puisqu’ils vénèrent cette ère.
Superflu de surpasser un record pour avoir l’impression d’être quelqu’un.

La confrontaction se conforte sans le confort des mort.e.s.
1857, j’époussette pendant qu’ils tirent des poussettes.
Leur esprit est colonisé, la haine, accolée à l’hameçon ;
Uniquement la compréhension apporte l’union de toute façon.

Dans le zoo parcourent toujours des gardiens ;
Dans le lot, des vautours et des arrogants, des hautains,
Qui voltigent et s’arrangent en haranguant.
Tous possèdent des gants blancs se substituant.

Seulement tous les cheminements ne sont pas lumineux ;
Inférence insolente, syllogisme de l’amertume, sujet épineux.