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Requiem

Depuis l’abri solennel pt au milieu des nuages,
J’examine la forêt dénaturée par tant d’êtres enracinés.
Loin de où sans fin sonne mille cœurs désœuvrés,
Plus d’affablissement, sauf si la pluie se tient duite à l’état d’esclavage.

L’accostage est imminent, mais ne se désolera jamais sur le sol,
Cette clé est factuelle ; lévitation qui s’avère des fois malédiction.
Donc prunelle spirituelle virevolte et te survole sans connexion.
D’aucune façon l’étoile est de mise en de telles occasions sans boussole.

S’étendant docilement,
Le néant s’entend silencieusement.
Expression sans sous, mission ;
Sciemment s’entreprend l’affabulation.

Osmose

L’astre étincelant se lève et soulève une nouvelle existence étonnante.
Une intensité ardente s’élève sous la coupelle d’une correspondance chatoyante.
Ce nouveau chapitre se sied d’une danse captivante où tout prend enfin sens,
Enchantement en chantier chanté sur l’égide du pupitre de l’omniscience.

Bien que les mots s’avancent comme une insulte à nos ressentis,
Attendris, ce que l’on se dit se lie et se lit aussi en nos yeux ébahis.
Se sculpte ainsi avec force un ébat intemporel qui se précise
Dans l’obscurité de nos nuits blanches colorées et promises.

La verve du verbe vivre fait vibrer et virevolter nos âmes,
Vivifiant une énergie enivrante où l’épanchement se proclame.
Nos sentiments mutuels s’assument, alors que la matinale brume
Exhume un royaume sans roi, qui finalement s’exulte et se remplume.

Cadeau du cosmos d’une osmose inqualifiable qui n’a rien d’une fable.
Sans blâme, nous sommes semblables, tout ceci est notable.
Estimable quiétude où s’installe un ornement architectural
Qui, à l’étude, règne littéralement comme un véritable régal.

Sabotage

Elle se perdait dans des hypothèses, prothèses pour son cœur ;
Se projetait, sans cesse, sans plus pouvoir vivre l’instant présent.
Submergée par une active peur, elle se noya en une fictive rancœur,
Se sabotant sciemment car elle n’osait pas s’aimer suffisamment.

Il faut la comprendre : ses émotions résidaient là, trop intenses ;
Retournée, son ressenti la dévoyait dans une marée d’expectances.
Lui a tellement imaginé qu’il s’est infiniment prédestiné au silence.
Qui est l’élève et qui est le maître, en cette certaine concomitance ?

Esseulée au sein d’une contrée éloignée,
Prête à commettre une infamie infantile,
Il lui sembla plus simple d’y jeter la clé,
Favorisant l’échappée vers un exil qui la mutile,
Sans clairement, pour autant, se conforter,
Cherchant à se persuader de son caractère agile.

Fuyant sans fin ces situations cérébralement trop angoissantes,
La frustration ne put la mener qu’à une seule action : l’abandon.
L’issue, à l’allure abasourdissante, n’en restait pas moins courante.
Sa puissante pulsion la poussa ainsi à une factice répulsion.

Mais est-ce ici se désister et négliger autrui,
Ou est-ce promptement rompre avec soi-même ?

Cécité

Le politiquement correct n’est qu’une censure idéologique ;
Les sangsues identifiées sont toutes si sûrement identiques ;
Ils abdiqueront sans véhémence ; je les rekt de façon apathique
Par une acrobatie qu’ils sentiront passer comme achromatique.

La compréhension apporte le Beau ;
Leurs actions paraissent si laides.
Les reconnaître colporte l’égorgement du veau ;
L’éviction se dresse, tend piège qui les dépossède.

Si je veux te saisir à siffler tes fausses pensées,
Il me suffit d’allumer BFMTV, – mais je n’ai plus de télé – ;
Je l’ai tue et je n’ai plus que mon égo d’égoïste à flatter :
L’étape s’acharne à perpétuer une perpétuité qui se prédit.
J’incarne la continuité du précurseur de la naissance de la tragédie ;
Où est-ce que j’ai mal ? Comédie incompréhensible comme Eddy.

Lasser, laisser à laisser des pas sans empreinte,
La fougue de Zola et l’ironie de Flaubert, j’empreinte,
Altérant l’assonance en cassant les cannants.
Silence. Citant Cioran ou Maupassant,
Se disant médisants des passants ;
Le Horla hurla, onirisme austère dépourvu de crainte.

Tout est si clair que j’en perds la vue,
Je n’ai plus de larmes à fournir en plus-value,
Juste des armes à offrir aux plus enfants,
Offensant les officiels qui ne siégeront jamais dans le ciel blanc.

L’inconvénient d’être nez

Le zèbre s’entête avec force et fonce sans s’enraciner.
Souvenir de l’Empire, ils conspirent pour le pire,
Transpirent comme des vampires, brouillent le sourire ; soupir.
Les ténèbres ne peuvent triompher face à autant de clarté.

Tant de nationalisme primaire, temps de vandalisme sanitaire.
Tu trembles. Est-ce pour le Mal, ou est-ce pour le Bien ?
Toujours vénère, pure bouffée d’air, puisqu’ils vénèrent cette ère.
Superflu de surpasser un record pour avoir l’impression d’être quelqu’un.

La confrontaction se conforte sans le confort des mort.e.s.
1857, j’époussette pendant qu’ils tirent des poussettes.
Leur esprit est colonisé, la haine, accolée à l’hameçon ;
Uniquement la compréhension apporte l’union de toute façon.

Dans le zoo parcourent toujours des gardiens ;
Dans le lot, des vautours et des arrogants, des hautains,
Qui voltigent et s’arrangent en haranguant.
Tous possèdent des gants blancs se substituant.

Seulement tous les cheminements ne sont pas lumineux ;
Inférence insolente, syllogisme de l’amertume, sujet épineux.

Guerre & Paix

Ces serviteurs sucent encore plus qu’ils ne semblent le faire,
Mais ma rancœur pulse la mort tranquillement en battant le fer.
Faux-semblants, en permanence perdus dans l’apparence.
Gant blanc, intense voyance, intégrale indépendance.
Leur obédience obscène et abjecte objecte l’objet de mon silence,
Car la grandeur de ma colère hurle et colore ma clémence.

Leur obéissance malsaine enclenche mon outrance de zèle.
Tandis qu’en tyran tout se perd, en brigand tout est offert.
Quand le fauve se faufile dans la forêt, loin lorgne la gazelle.
En expert, il conquiert, remet le couvert, présageant le dessert.

Dommage, mauvaise page ; en décalage, la différence est l’existence.
L’offense présage l’absence de partage ; inconsistant est l’hommage.
L’orage s’étend, le sauvage l’entend mais ne succombe à la pestilence.
Décadente concurrence ; monument colossal dans les branchages.

La route est longue, et l’aune est un loisir de tiroir qui s’effrite.
Le rite, lui, est noir. L’horizon est rouge et le rire est jaune.
S’endormir dans le doute en pleine conjonctivite.
Peau-rouge, lumières infra-rouge ; le roi ne se détrône.

 

Clairvoyance

Route étroite et délicate jusqu’à la clairière cachée ;
Courbe droite du diplomate à la chaire glacée.
Je constate, pendant qu’ils font les cons, se tâtent et …

Le pouvoir a toujours été présent.
Il se renforce, dans le vouloir, avec le temps.
Je suis clairvoyant, uniquement ;
Ils s’efforcent, dans l’aveuglement.
Moi, je suis devenu bienveillant
Car je suis bien vaillant.

Lire les cœurs et les consciences,
De ma mort à ma naissance ;
Voir clair dans la confusion ; en perturbateur,
Déjouer le leurre à n’importe quelle heure.

“L’enrôleur a hurlé et t’a roulé” te déclare le railleur dans sa douleur.
Mon essence acquiert de l’ampleur, aujourd’hui avec aisance.

Le filon s’exploite sans s’exfolier, pour résoudre l’énigme en altitude.
Aucun affolement dans la solitude, c’est seulement là que se révèle la complétude.
C’est un fait, mon apparition annonce l’ascendance, au sortir de vos vies lugubres.
Adieu, imposture de vos fausses apparences insolubles.

Sagacité éternelle, acuité plus que visuelle ;
L’assiduité t’es cruelle, à fuir, sans recours, l’émotionnel.
Ad vitam aeternam, il survivra toujours une aile, je suis formel.

Acharnement

Je m’acharne, il faut que je m’arrache, loin, très loin.
S’échapper là où tout m’apaisera, calé seul sur cette plage.
Le calumet de la paix ne calme plus ma rage.
Le silence n’est pas un oubli.
Je ne compte pas moisir ici
Au milieu des asservis.
Le doute, le saboter ; foutu sablier ; contraint de partir à l’abordage.
Fort en sabotage, ne plus s’esquinter pour des mesquins.
S’habiller et s’appliquer pour espérer de meilleurs lendemains.

Votre folie corrobore ma Raison,
Rois et reines de l’inaction.
Vous êtes perdus dans votre maison,
Ou dans les rayons sous les néons.

Il paraît qu’il faudrait marchander ses idées avec ce sacré adversaire,
Mais en ce temps, je ne vends pas mon honneur pour des honoraires.
Ère amère, beaucoup de compères ne concourent plus aux enchères.
Encloué dans la vision réalisée de Nietzsche,
Je finis par me contreficher des étalés dans la niche,
Ne perçois plus que des dieux et des esclaves.
Pendant que tu t’excuses, je m’amuse ; tu n’es qu’une poucave.
Petite intruse, je m’esclaffe et monte d’une octave.

Avec cette épopée, je suis au fait qu’à l’usure je construis ma fusée,
Mais je me désintéresse parfois de mes enivrantes pensées,
Me disant, médisant, qu’elles sont ennuyantes et ne méritent pas d’exister.
Car je sais que je ne suis rien, que je suis Personne,
Également Perséphone ; j’ai ce pouvoir … pour percer l’œil du cyclope.
Quand t’as capté les codes, tu peux gratter l’écorce et te casser de cette époque.

Lunettes de soleil pour être invisible vis-à-vis des prévisibles ;
Prévisions tangibles, j’effectue des provisions incorruptibles.
Leur matérialisme m’accable, mon existence est insaisissable ;
Je ne fais que tuer le temps en m’acharnant en cet égarement discernable.

Je voudrais tous les annihiler pour m’assainir et me soigner,
Le moyen trouvé pour les asséner n’a rien d’abstrait.
Ma perception métaphysique égale la vision d’un elfe.
Comment ne pas s’enfoncer sans fausser le faux-self ?

Chemin de croix, ou je-ne-sais quoi d’hors-la-loi ;
L’embarras interdit ne choira pas au sein du convoi du roi.
En un tour de main, accéder au butin loin de la houle en émoi.
Les potins vont bon train ; je n’applaudis pas, la foule le fait pour moi.