Simple

Je parle tout seul depuis des années,
Et devine quoi ? Je n’compte pas m’arrêter.
Ça me fait marrer ; j’me balade dans le marais,
Un soir, heureux, un peu avant l’été.

Il suffit d’un verset pour constater le temps s’effacer ;
Libérer son esprit avant de se rentrer.
J’sais qu’ce sont des rimes faciles,
Mais toi, qu’est-ce que tu fais ?

J’te perçois si gracile, peut-être même un peu débile.
Je suis gracié, j’hausse un sourcil,
Tu fais le sourd et signe.
C’est si doux après un temps d’entraînement.
Je ne vais pas mentir, je n’en ai pas le temps.
Peut-être que tout ça pourrait durer pour toujours,
Et je pourrais continuer d’essayer d’en définir les contours.
J’écoutais le pe-ra de Népal en faisant la vaisselle,
Maintenant c’est l’heure de Kettenkarussell.

Peut-on prononcer des choses compliquées avec des mots simples ?

Le crépuscule est grandiose,
Avec ses couleurs loin d’être moroses
Entre le mauve et le rose des cieux,
Entre moi et la lune, une infinité de moucherons tournoyants.
Si la vie n’est pas un tournoi, ils restent épatants quand je suis en latence.
Mon égo-trip est anthropologique, puisque mon cœur est noir
Je ne suis encore jamais allé en Afrique,
Mais multitudes d’images font résonner les choirs.

Penser, c’est bien ; agir, c’est mieux ;
Si penser ne fait rien, agir te fait Dieu !
La conscience, avançant comme l’eau dans un monde inversé,
Je coule en suivant les voix de la nature ;
Cette voie est toute une aventure
Coincée au sein d’un seul ver ouvert sans larme versée.

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